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Le monde d'Evinrude

  • L'Antispécisme, c'est pas pour les chiens (Rosa B, 2016)

    Après Insolente Veggie, Rosa B remet couvert avec L’Antispécisme, c’est pas pour les chiens. Avec son humour cash, elle nous explique sans prendre de gant ce qu’est l’antispécisme. Peut-être n’avez-vous pas eu le courage de lire Antispéciste de Aymeric Caron, car bien trop épais ; ou alors les débats télévisés qui abordent le sujet vous ennuient, car le vegan (entouré d’une meute de viandards prêt à tout pour pouvoir manger leur steack-frites l’esprit tranquille) n’arrive pas à en placer une. Ou peut-être vous laissez-vous bercer par les reportages télévisés bourrés de clichés. Pas motivant et très déprimant. L’Antispécisme, c’est pas pour les chiens est fait pour vous. Direct, percutant, drôle et complet, ce recueil de dessins fait le tour de la question. Vite lu, et une fois terminé, vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas compris. Et peut-être, qui sait, verrez-vous les choses différemment et commencerez-vous à vous poser des questions.

    Si vous êtes déjà convaincu(e), ce livre vous fera du bien, vous confortera et surtout vous fera rire. Parce que Rosa B est une militante à l’humour grinçant qui sait faire passer son message avec talent et de façon décomplexée.

    A lire et à offrir.

     

    PS : Rosa B : Merci pour la dédicace à Veggie World, superbe.

  • Dr Strange (Scott Derrickson, 2016)

    Totalement inconnu pour moi, je ne comptais pas aller voir Dr Strange, la bande annonce ne m’avait pas convaincue : je n’avais rien compris. Mais Benedict Cumberbatch et Mads Mikkelsen sont incontournables, alors j’ai tenté.

    Quand le monde de Marvel rencontre Inception dans une explosion de couleurs et de mouvements. J’ai passé deux heures à ramer pour comprendre quel était le pourquoi du comment. Pas simple. Dr Strange ramait aussi. Un peu. Mais heureusement, il a pigé le truc plus vite que moi. Les yeux grands ouverts, j’ai absorbé le flot d’images et de couleurs dans un joyeux délire ignorant totalement les lois élémentaires de la physique. C’était captivant et parfois drôle. Des gentils, des méchants, la planète à sauver : les bases sont là et n’ont rien d’originales mais Dr Strange innove dans le style et mérite vraiment le détour. Une infinité de possibilités s’ouvre pour les Avengers : vivement.

    PS : c’est un Marvel donc on garde ses fesses sur le siège jusqu’à la fin du générique ! Depuis le temps, les spectateurs devraient le savoir, mais non, on fini à cinq pour la dernière scène alors que la salle était pleine à craquer pour la séance. A chaque fois.

  • Independance Day Resurgence (Roland Emmerich, 2016)

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    Déjà vingt ans que les extraterrestres ont débarqué. En 1996, Independance Day était l’évènement ciné de l’année, avec les effets spéciaux derniers cri ; Vingt ans plus tard on reprend les mêmes (sauf Will Smith) et on continue. Independance Day : Resurgence est une grosse bouffée de nostalgie. On est en terrain connu : mêmes décors, mêmes acteurs, même problème. C’est comme revoir un vieux film de famille. On a vieilli, on reconnait les images, mais on voit le tout d’un autre œil.

    Les envahisseurs sont de retour. Les terriens se croient préparés. Bravoure, courage, patriotisme… et armement futuriste. Independance Day 2 est fidèle à son prédécesseur, en plus moderne. Pas de surprise mais pas d’ennui non plus. Le contrat est rempli. Côté casting, les anciens sont fidèles aux postes et constants dans l’effort. Malheureusement, les nouveaux venus n’apportent pas le coup de fouet attendu : Liam Hemsworth rentre parfaitement dans le costume laissé par Will Smith, impatient, arrogant, efficace. Charlotte Gainsbourg s’est égarée dans cette superproduction américaine et ce n’est pas du tout une réussite. Et les nouveaux personnages secondaires sont… inintéressants. Tout l’intérêt du film repose donc sur les effets spéciaux et le scenario. Or, si les premiers sont très corrects, le second est attendu, presque un copier-coller du premier tome.

    Bref, Independance Day 2 est un film efficace sans grande originalité qui aurait mérité mieux que le bruit du tiroir-caisse comme final : Roland Emmerich va exploiter la franchise à fond et l’annonce haut et clair. Pas sûr que la qualité soit au rendez-vous dans les prochains épisodes car rien d’exceptionnel n’est apparu dans ce second volet. J’espère que Roland Emmerich réservera un meilleur sort à son nouveau Stargate.

  • Love & friendship (2015, Whit Stillman)

    Love-and-friendship-movie.jpgUne fois n'est pas coutume, c'est au tour de Lady Susan d'être adapté au cinéma, sous le titre (totalement) inapproprié de Love & friendship (qui est  aussi le titre d'un autre essai de Jane Austen !).

    Lady Susan est une veuve trentenaire très séduisante, intelligente, égocentrique et manipulatrice. Un dangereux mélange, qui déroute les hommes et notamment, Reginald, le frère de la femme du frère de son défunt mari. Vous me suivez ? Le livre est court et divertissant. L'adaptation cherche à recréer l'atmosphère et le ton léger mais malheureusement, malgré les décors, les costumes et la performance de Kate Beckinsale, on a plus l'impression d'assister à une pièce de théâtre qu'à un film. Les plans sont statiques et presque tous tournés en intérieur, les dialogues (monologues) sont longs et le scénariste a pris quelques libertés inutiles par rapport à l'œuvre originale. Le tout n'est pas désagréable mais il est loin d'atteindre la qualité des adaptations récentes des œuvres de Jane Austen. À voir si on est passionné(e) par le genre.