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A éviter

  • X-MEN : APOCALYPSE (Bryan Singer, 2016)

    Après la remise à zéro des compteurs de Days of Future Past, on prend les mêmes et on continue. On revient petit à petit en territoire connu avec les personnages qui reprennent progressivement leur place dans l’univers X-men mais dans une version alternative. Ce mélange de connu et d’inconnu est habillement entremêlé et offre une palette infinie de possibilités. Mais soyons honnête, ce nouvel X-men vaut surtout pour sa réussite visuelle : plein les yeux pendant 2h25.

    X-men Apocalypse me rappelle beaucoup d’autres film SF, avec son super-méchant omnipotent, l’Egypte antique, la recherche de recrus, le parcours initiatique… et même si je n’aime pas le concept du super-méchant-imbattable-qu’on-arrive-quand-même-à-battre, celui-ci n’est pas ridicule (contrairement à Ultron dans Avengers 2, par exemple). J’ai été surprise deux fois (honte sur moi) et je me suis demandée comment tout cela allait se terminer. Pas le temps de s’ennuyer, ni l’envie de soupirer d’exaspération : je suis restée concentrée sur l’écran de bout en bout.

    Côté casting, je ne suis pas vraiment séduite par le choix de Sophie Turner/Jean ni par celui de Tye Sheridan/Scott et je m’inquiète un peu de la place de plus en plus importante (envahissante) de la très médiatique Jennifer Lawrence/Mystique. Le reste du casting est impeccable et l’avenir de la franchise radieux. A suivre…

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  • Kung Fu Panda 3 (

    Malgré ses réussites et son statut de Maître Dragon, Po est en plein questionnement identitaire. Dans ce 3ème opus, Po quitte la Vallée avec son père biologique pour retrouver ses racines et parvenir à battre Kaï, revenu du Monde des Esprits pour exterminer tous les maîtres Kung-Fu et voler leur « Chi ».

    Kung Fu Panda 3 change de décors et déplace son action dans les montagnes. Même si le scenario reste classique, cette nouvelle suite ne manque pas d’originalité. Les personnages initiaux sont conservés et l’humour est au rendez-vous, notamment grâce au duo père adoptif-père biologique. Le graphisme est magnifique (les expressions faciales sont bluffantes) et certaines scènes sont grandioses (avez-vous déjà vu deux Pandas déjantés dans un musée ?). Je vous conseille de revoir les deux premiers films et d’aller découvrir cette joyeuse fable qui ne s’adresse pas qu’aux enfants.

    Topissime.

  • Spectre (Sam Mendès, 2015)

    spectre.jpg

    James Bond a régressé. Et pas qu'un peu. Comment peut-on faire un film comme Skyfall puis enchainer sur Spectre. Sans doute de la même façon qu'on peut faire un Casino Royale suivi d'un Quantum of Solace. Mais là c'est pire. Retour aux grosses ficelles, au scénario basique et sans relief, aux James Bond girls potiches et fadasses. Macho, sans humour, ni nuance, James Bond est sur pilotage automatique. Christopher Waltz essaie mais il a hérité d'un méchant pas facile. Le méchant de tous les méchants des James Bond mais sans rien pour étayer tout ce charisme. Background réduit au strict minimum, motivations inconnues, psychologie pas claire. Pas aidé je vous dis. En plus, il a fallu qu'ils aillent chercher l'insupportable Moriarty de l'excellente série Sherlock : Andrew Scott. Il se retient, il fait de son mieux pour se contenir, mais il a du mal. En même temps il ne sert pas à grand chose, alors pour se faire remarquer sans en faire des caisses, ce n'est pas évident. Il nous ont même ressorti le vilain-armoire-à-glace-incassable-qui-ne-parle-pas. Grosse régression je vous dis. Le pauvre Ralph Fiennes se récupère la daube de la tétralogie. C'est pas grave Ralphy, c'est pas ta faute, on t'M quand même. On se console un tout petit peu avec Moneypenny et Q.

    Et je ne vous parle pas de l'Organisation. La fameuse, celle qui donne son titre au film. Non, je ne vous en parle pas, parce qu'il n'y a rien à en dire. Bâclé, le dossier est clos. Circulez, y'a rien à voir. Au suivant. Trois films qu'on nous tricote une Méchante-Organisation-du-Mal au poil ! J'en peux plus moi ! J'veux des détails, du spectaculaire, du surprenant, du très très méchant avec un plan machiavélique à me faire ricaner bêtement contre mon plein gré dans mon fauteuil de ciné ! Et bien continuez à fantasmer.

    En résumé, une scène à garder (la première) et tout le reste à jeter. Des producteurs, aux acteurs, en passant par le réalisateur (le même que Skyfall), pas un corniaud ne s'est dit à un moment : "Là, on est pas au niveau les gars, faudrait relever tout ça d'un chouia, parce que ça va se voir...". Ou alors on fait péter des trucs toutes les vingt minutes. Ouai, on va faire ça.

    La bonne nouvelle, c'est que la saga James Bond semble avoir trouvé son rythme : une bon film sur deux. Donc j'irai voir le prochain car je sais déjà qu'il sera bon.

    Quoi naïve ??!!

  • Interstellar (Christopher Nolan, 2014)

    interstellar.jpgInterstellar est un film à la croisée de quatre genres : l'aventure, la science fiction, le drame et le film philosophique. Si les trois premiers genres sont correctement traités, le quatrième m'a fait lourdement soupirer et ce n'est que grâce à ma parfaite éducation de lady que je n'ai pas hurlé mon exaspération dans une salle de cinéma bondée.

    Mais prenons les choses dans l'ordre.

    D'abord, le casting est bon. J'adore Mattiew McConaughey, même s'il vient d'atteindre les limites du lifting : une opération de plus et il basculera du côté obscur, comme Meg Ryan. J'adore aussi Anne Hathaway : rien à redire. Michael Caine, John Lithgow et d'autres viennent apporter leur contribution. Mention spéciale pour la jeune Mackenzie Foy (Renesmée dans Twilight) qu'on reverra très bientôt à n'en pas douter. Bref, c'est un joli casting pour une super production.

    Ensuite le sujet est à la mode. Aventure, espace, fin du monde : de quoi se faire peur et se divertir confortablement calé dans son fauteuil. Le scénario est simple et laisse la part belle à la science, à l'imagination et à l'émotion.  Un cocktail très attrayant et difficile à réaliser.

    Enfin les effets spéciaux sont corrects, sans plus (jolies tempêtes, joli trou noir), à l'exception de la pluie de sable spatiale sur le pare-brise de la navette et des lampes led qui scintillent tout partout au début de la phase délirante du film (je vais y revenir).

    Nous avons donc tous les ingrédients réunis qui justifieraient les critiques dithyrambiques et le succès commercial fulgurant. Alors pourquoi suis-je sortie de la salle déçue et passablement agacée ? Parce qu'une fois de plus, le réalisateur s'est permis de raconter n'importe quoi sous prétexte que rien ne pouvait contredire sa théorie fumeuse. Je parie que les spectateurs qui ont adoré Solaris ont aussi adoré Interstellar. Lorsque l'histoire dépasse les limites des connaissances scientifiques actuelles, les blockbusters américains retombent inexorablement dans les mêmes travers : mièvrerie et bons sentiments : "l'amour nous sauvera tous". Au secours. Christopher Nolan nous abreuve d'éléments scientifiques (théorie de la relativité, espace-temps...) pour ensuite laisser libre cours à ses délires parapsychiques. Comme si la science était une base solide pour justifier ses élucubrations !

    Le point névralgique du film, où tous les éléments s'emboitent, devrait nous éclairer et assurer la cohérence de l'histoire. Or, les explications sont confuses, incomplètes et illogiques. Le film tourne à la farce jonchée d'aberrations. Pourquoi avoir pris soin de s'appuyer à ce point sur les connaissances scientifiques pour tout envoyer balader à la fin ? Deux heures de tricotage d'une histoire complexe et bien emmenée pour finir... nulle part. J'aurais aimé que les pseudo-réponses apportées aux questions "pourquoi" et "comment" ne soient pas aussi ridicules. Pour cela il aurait fallu donner un point de vu, faire des hypothèses audacieuses et s'engager. C. Nolan a esquivé.

    Et, j'ai eu l'impression de revivre la fin de la série Lost.

    En pire.

    Affligeant.