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  • La déclaration, trilogie de Gemma Malley

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    Angleterre, 2140.

    La Longévité, pilule créée, produite et commercialisée par la toute puissante entreprise Pincent Pharma, permet à l’Homme de vivre éternellement et en bonne santé. Mais l’humanité est surpeuplée : pas de mort signifie une augmentation sans fin de la population. Pour éviter cela, les hommes et les femmes qui veulent bénéficier de la Longévité doivent signer la Déclaration, qui, en échange d’une vie éternelle, les engage à ne pas avoir d’enfant. En théorie, chacun est libre de prendre ou pas cet engagement, mais en pratique, les Affranchis qui choisissent de ne pas signer la Déclaration font difficilement valoir leur droit à avoir chacun un enfant comme la loi les autorise. « Une vie pour une vie ».

    Malgré la signature de la Déclaration par la quasi-totalité de la population, la surpopulation et le manque de ressource conduisent à des restrictions drastiques, et des enfants continuent à naître. Les enfants illégaux, les Surplus,  sont traqués par les rabatteurs, et enlevés à leurs parents pour être cloîtrer dans des Foyers. Dans ces prisons, ils apprennent à devenir de bons Surplus au service des Légaux, afin de racheter la faute de leurs parents et de compenser le fardeau qu’ils représentent pour Mère Nature. Dès leur plus jeune âge, on leur apprend que leur existence est une abomination et qu’ils devront payer toute leur vie pour réparer cette erreur et compenser leur consommation de ressources, qu’ils volent aux Légaux.

    Anna est un Surplus, et un bon Surplus. Elle n’aspire qu’à satisfaire la Directrice du Foyer de Grange Hall et à racheter sa faute. Mais un jour, elle rencontre Peter, Surplus au passé obscur et au comportement inhabituel. Il refuse d’accepter son statut et encourage Anna à s’enfuir et à retrouver ses parents. Anna va alors découvrir le Réseau et ses résidents ainsi que les méthodes de Pincent Pharma et le terrible prix à payer pour la Longévité.

    J’ai lu chacun des trois volumes d’une traite. La lecture est agréable, fluide, et l’histoire est très prenante. Ce monde futuriste est effrayant et fascinant à la fois,  et il soulève plusieurs sujets d’actualité : jusqu’où la science peut-elle aller ? Que serait-on prêt à faire pour survivre et/ou pour protéger les siens ? Comment vivrons-nous quand nos ressources se raréfieront et que le rationnement sera notre seule issue ? Il réveille aussi de douloureux souvenirs de notre Histoire à travers la dénonciation encouragée par les Autorités, et la rafle d’enfants. Mais ne vous alarmez pas, ces questions de fond n’alourdissent en rien la lecture : on reste suspendu au sort de Peter et d’Anna. Ce livre est avant tout une histoire passionnante, sur des personnages plongés dans un univers superbement décrit, avec une vraie fin et une belle moralité. Le calme, la mesure et l’obéissance d’Anna font le parfait contrepoids à l’impatience, l’esprit de rébellion et la soif de justice de Peter. Tout deux se battent pour préserver le cercle de la vie. Et on se bat avec eux.

  • Madonna : MDNA (2012)

    MDNA.jpgMadonna, la seule l’unique revient avec un nouvel album. Like a prayer, Ray of life, American life et Confession on the dancefloor font partie de mes albums préférés. Mais, elle est capable du meilleur comme du pire alors c’est le grand suspens quand je commence à écouter MDNA. Et mes craintes s’avèrent fondées : quelle déception de découvrir un album tout electro, sans nuance, et re-re-remixé. Je sais qu’elle veut concurrencer les Rhianna et autres Britney, mais quand même, cela n’empêche pas de rester originale (voir Beautiful Stranger par exemple). Après m’être faite agresser les oreilles pendant 10 chansons, j’ai brièvement retrouvé la Madonna que j’aime dans Masterpiece et puis je suis tombée dans l’ennui avec Falling Free. Pour le reste, c’est à peine si j’arrive à la reconnaitre : ce n’est pas du Madonna, c’est de la soupe pour clubbers avec la voix de Madonna. Quand aux paroles, elle a osé faire toute une chanson sur : « Ouh la la, you’re my superstar… » et je suis sure que B-day song fera un carton dans toutes les écoles maternelles anglophones. Mais sans doute une subtilité m’échappe-t-elle… Si une artiste inconnue avait sorti cet album, il serait vite passé à la trappe, sans buzz ni reconnaissance. Après une écoute, il ne reste rien. Complètement banal. Un grand raté.

  • La colère des Titans (2012) / Le choc des Titans (2010)

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    Le choc des Titans (2010)

     Zeus règne sur l’Olympe. Mais les hommes se révoltent et ne veulent plus vénérer les Dieux. Hadès, frère de Zeus et Dieu des Enfers, n'a jamais pardonné à Zeus de l’avoir exilé au royaume des morts. Il se nourrit de la peur et du désespoir des Hommes et  profite de l’occasion pour exacerber cette haine des hommes envers les Dieux afin  d'assouvir sa vengeance et de renverser Zeus en détruisant la cité d’Argos. Mais Persée, fils de Zeus qui a grandi sans savoir qu’il était un demi-dieu, va prendre les armes et affronter le Kraken et Hadès pour sauver Argos de la destruction.

    Les hommes sont des pions qui subissent les conséquences des querelles divines. Mais heureusement, les Héros veillent au grain et sauvent les meubles. C’est Persée qui s’y colle dans « Le Choc des Titans », interprété par Sam Worthington et qui vaut à lui seul le détour. On notera aussi la présence de Mads Mikkelsen, plus connu pour son rôle du Chiffre dans « Casino Royal », et la magnifique Gemma Arterton (découverte dans « Tamara Drewe »). Liam Neeson, en Zeus étincelant et Ralph Fiennes en Hadès comploteur complètent un casting impressionnant pour ce film qui l’est tout autant. Dommage que l’histoire et les dialogues soient aussi simplistes car les acteurs sont bons, les effets spéciaux parfaits et le tout donne un film agréable à regarder. Petit bémol tout de même pour la Gorgone Méduse, tout en images synthèse, et ça se voit. Bref, on ne s’ennuie pas une minute mais on aurait apprécié un scenario un peu plus travaillé (et plus fidèle à la mythologie).

    Enfin, mention spéciale pour la bande originale du film de Ramin Djawadi, qui joue un rôle majeur et permet de créer l’atmosphère propice à ce film d’action. Je l’écoute souvent et ne m’en lasse pas.

    En conclusion, débranchez vos neurones, ouvrez grand vos yeux et laissez-vous embarquer, vous aller en prendre plein les mirettes !

    la-colere-des-titans.jpg La colère des Titans (2012)

    Dix ans ont passé : Persée est veuf et élève seul son fils Hélios. Il a juré de l’élever comme un simple pêcheur et de lui consacrer sa vie. Mais voilà, les hommes ne prient plus les Dieux de l’Olympe, qui de ce fait, perdent leurs pouvoirs. Bientôt, ils ne pourront plus maintenir scellé le Tartare où le Titan Chronos est enfermé depuis la victoire de ses fils : Zeus, Poséidon et Hadès. Une fois de plus trahi par son frère, Zeus se retrouve prisonnier dans le Tartare pendant que Hadès se prépare à relâcher Chrono dont la libération anéantirait toute vie sur Terre. Persée doit de nouveau prendre les armes pour sauver le monde…

    J’avais bien aimé le premier volet. Il était divertissant et remplissait bien son office : combats, effets spéciaux et héro qui sauve la princesse. Rien de neuf sous le soleil mais le tout rondement mené.

    Le second volet a voulu en faire plus, mais il s’est pris les pieds dans le tapis. Monstres à gogo, moches et méchants dont le seul but est de tuer tout ce qui passe à leur portée. Labyrinthe imprenable que personne ne peut traverser mais que Persée et ses acolytes balaient en 10 minutes. Dieux qui morflent et meurent comme des humains, mortel qui terrasse un Titan avec un lance magique et un cheval volant. N’oublions pas le terrible Dieu des Enfers qui a en fait un cœur gros comme ça, sans parler du tout puissant et arrogant Zeus qui, affaiblit et défait, risque sa « vie » ( !?) pour les siens. Vous aurez droit à tous les clichés, mais rassurez-vous : le héro vainc et emballe la princesse reine vite-fait-bien-fait à la fin.

    Côté casting, on reprend (presque) les mêmes et on recommence : Sam Worthington que je préfère avec les cheveux plus courts, à la romaine, pas à la grecque) dont le jeu d’acteur se limite aux cascades et aux combats ; ses répliques sont réduites au strict minimum. Liam Neeson, que j’ai connu plus impressionnant, Ralph Fiennes que j’ai vu plus ambigu comme méchant, Rosamund Pike (la méchante James Bond girl de « Meurs un autre jour »), la potiche blonde de service que j’avais portant adorée en Cassandra Austen dans « Jane », et Billy Nighy (rock star dans « Love Actually » et Davy Jones dans « Pirates des Caraïbes 2 et 3») qui relève un peu le niveau en Héphaïstos reclus. Un casting de rêve et un beau gâchis.

    Malgré tout, les effets spéciaux sont à la hauteur, et Chronos, colosse de lave en fusion, est très réussi. Les décors valent aussi le coup d’œil, notamment le temple de Zeus, le labyrinthe et le Tartare.

    Mais cela ne compense pas le reste, en particulier le final où notre héros s’assoie allègrement sur les principes qu’il a défendus pendant une décennie. Je suis assez bon public et j’aime les films d’action et autres blockbusters à partir du moment où il y a un minimum de cohérence. Je reverrai encore avec plaisir « Le Choc des Titans ». Je ne pense pas que je regarderai à nouveau « La Colère des Titans ». Ce n’est pas un navet, on ne s’ennuie pas mais une suite devrait être au moins aussi bien que le premier opus. Ce n’est pas le cas pour « La Colère des Titans ».

  • Irish Celtic

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    La troupe de l’Irish Celtic est actuellement en tournée en France, et s’est arrêtée près de chez moi pour une représentation unique. Placée au 1er rang, juste devant la scène (et le haut-parleur), j’ai pu admirer de très près, pendant 1h40, les acteurs, les musiciens, et les danseurs. Ce spectacle nous raconte l’histoire de l’Irlande résumée en chansons et en danses, avec un maître de cérémonie tenant son micro dans une main et une pinte de Guinness dans l’autre, et nous expliquant en français (d’un très bon niveau) et avec un accès irlandais très prononcé, quelques épopées irlandaises.

    Je reste admirative devant la technique des danseurs et la parfaite synchronisation avec laquelle ils exécutent leurs chorégraphies. Du grand art. Cette plongée au cœur de la culture celtique m’a transportée. Que vous aimiez ou pas la musique celtique, vous ne pourrez que vous émerveiller devant pareil spectacle. A ne pas manquer, si la troupe passe près de chez vous…