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  • Bel Ami (2012)

    bel_ami.jpgJ’ai relu Bel Ami de Maupassant quand j’ai su qu’une adaptation allait sortir sur grand écran. Un peu septique, car produit et réalisé par des anglo-saxons, je suis sortie de la séance sans vraiment savoir si c’est un bon film. Il se laisse regarder, les actrices sont excellentes, spécialement Kristin Scott Thomas, étonnante en femme fragile et manipulée. Uma Thurman est moins agaçante que d’habitude car son rôle de femme du monde indépendante et supérieure lui va comme un gant. Christina Ricci ne correspond pas du tout à l’image que je me faisais de Mme de Marelle, mais elle remplit parfaitement son office. Robert Pattinson s’en sort tout juste : le teint livide, la rage au ventre et l’ambition dévorante, il n’est pas le Bel Ami tout en nuance de Maupassant. Néanmoins, une chose est sure, R. Pattinson peut parfaitement se décoller de son image de jeune premier romantique. C’est déjà bien.

    La réalisation est très soignée. Peut-être trop d’ailleurs. Trop classique. Le costume, les décors, la musique, tout s’emboite parfaitement. Rien ne dépasse, tout est lisse, très fidèle au livre. Pourtant, l’histoire me parait plus crue et plus violente que dans le livre.

    Donc un bilan mitigé, mais pas d’ennui ni d’indignation.  Je conseillerais juste d’aller voir le film en VF car la langue anglaise sonne faux dans cette histoire française.

  • "Tomboys à l'ombre de sa muse", article paru dans la Nouvelle République le 21 Juin 2012

    Tomboys20120621.jpgTomboys s'est produit à Poitiers lors de la fête de la musique. Le même jour, la NR a publié cet article. 

    Fort d'une quinzaine d'années d'expérience dans divers groupes, les membres de Tomboys, qui a pris forme en janvier dernier, sortent ce mois-ci leur premier maxi, Plastic life. Si la Fête de la musique est avant tout la fête des amateurs, c'est aussi celle de ceux qui, à mi-chemin s'approchent de la professionnalisation. C'est le cas de ce groupe de rock poitevin, dont les quatre membres s'attachent à développer l'univers dans lequel prend place leur rock « pêchu ».

    Après un premier enregistrement, direction la scène : « On a fait beaucoup de cafés-concerts, on a aussi envie de faire de la scène. Le rock c'est du son électrique, beaucoup plus sensible à une bonne scène », explique Laurent, batteur. Très professionnel, Tomboys s'est lancé dans un enregistrement autoproduit, réalisé à la maison, aidé pour le pressage par Poitiers jeunes. « On a la chance d'être bien entourés » explique Matthieu, guitariste du groupe.
    La scène, qui occupera Tomboys une bonne partie de l'été, est le lieu où s'expriment, non seulement la musique, mais aussi l'univers composé par le groupe. Tomboys, qui accueille à l'occasion un bassiste pour assurer les concerts, tire son inspiration de la seule figure féminine du groupe, Scarlett. « Aujourd'hui la musique se consomme de façon visuelle, on en a conscience », affirme Matthieu. L'image de Scarlett, la muse, s'impose sur scène comme sur les pochettes à l'esthétique travaillée.
    A la rentrée, une résidence artistique permettra de poursuivre les compositions musicales et esthétiques. Malgré tout ce professionnalisme, Matthieu précise le plus important : « On dit bien jouer de la musique, et non pas en faire ». « On en rigole plus qu'autre chose. Ce qu'on aime, c'est la musique », complète Laurent.

    Prochains concerts : 29 juin au festival Biard dans les airs, le 7 juillet au Ô Goulajus à Saint-Secondin et le 14 juillet à l'Eden bar de Chauvigny.


  • Blanche Neige et le chasseur (2012)

    Blanche_neige_chasseur.jpgPourquoi « et le chasseur » ? Dans le conte original, le chasseur n’apparait que quelques lignes. Un courant d’air dans la forêt. Dans cette adaptation, le chasseur est un des personnages principaux. Sauf qu’il n’est chasseur qu’environ trois petites minutes. Et je suis large. Alors pourquoi « et le chasseur » ? Sans doute par soucis de se démarquer des autres adaptations.

    -          « T’as vu Blanche Neige ?

    -          « Lequel ? »

    Avec « et le chasseur », on ne le confond pas avec son prédécesseur, sorti en avril dernier. Et puis comme ça, Chris Hemsworth (connu pour son rôle de Thor) est aussi mis en avant sur l’affiche, histoire de rameuter un public féminin de plus de 10 ans. Parce que normalement, le beau Prince-charmant-love-at-first-sight n’apparait que dans les toutes dernières minutes, ce qui est forcement moins intéressant.

    Bref, que dire de cette nouvelle adaptation. Beaucoup de choses : du bon, du moins bon et du très mauvais. L’idée de base est originale : apporter de l’heroic fantasy à ce vieux conte. Il y a beaucoup de bonnes idées pour dépoussiérer l’histoire. L’accès au trône de la méchante reine et le coup de la pomme empoisonnée sont très réussis. Les combats et les scènes de bataille sont très bien dosés. Les effets spéciaux sont parfaits, à l’exception des fées. Oui, les fées : grises, asexuées et aux oreilles pointues, se baladant avec leur face synthétique dans la forêt enchantée, îlot de bizarrerie qui m’a fait lever le sourcil droit pendant plusieurs minutes. Je passe la scène du cheval blanc, l’apparition du troll et du cerf magique : à classer dans le carton « très mauvaises idées ». A l’inverse, la forêt obscure (Dark forest) est bien glauque comme il faut : poisseuse, flippante et hallucinogène.  

    En ce qui concerne les personnages, j’ai aussi un avis mitigé. Le frère de la reine est dévoué, moche, sadique et porte la coupe au bol : on ne sait pas si on doit être effrayé ou mort de rire. Le chasseur-bogoss est un dur à cuire avec un cœur gros comme ça et un chagrin d’amour que Blanche Neige va guérir. Banalité agaçante. Quand à Blanche Neige, princesse magique attendue comme le messie, elle fait la moue, garde la larme à l’œil les ¾ du film et donne l’impression de manquer d’air à chaque plan fixe. Kristen Stewart a moins de tics que dans Twilight, mais y’a encore du boulot. Reste la reine (Charlize Theron), belle, forte, sans pitié mais trop souvent à la limite de l’hystérie. C’est dommage, elle y était presque. On retrouve aussi plein de visages connus pour les personnages secondaires : Bob Hoskins (Qui veut la peau de Roger Rabbit), Sam Clafin (Pirates de Caraïbes 4), Ian McShane (Piliers de la terre)…

    Côté technique, j'ai trouvé la bande son dérangeante lors des scènes d’action, ce qui est surprenant car James Newton Howard m’a habituée à beaucoup mieux (Batman begins). Heureusement, les producteurs on eu la bonne idée de choisir Florance + the machine, avec le titre Breath of life, pour le générique de fin.

    En résumé, je trouve le film moyen, plein de bonnes idées contrebalancées par beaucoup trop de ratés. Il aurait mérité une plus grande prise de risque, en abandonnant les clichés et en exploitant le potentiel des acteurs et des scénaristes. On sent l'hésitation à choisir un style et la volonté de garder un film tout public (ou presque). J’aurais préféré un peu plus de la Blanche Neige de 1997 avec Sigourney Weaver et un peu moins de la Blanche Neige de Julia Roberts de 2012. Dommage.

  • Prometheus (Ridley Scott, 2012)

    Prometheus.jpgTrès attendu par certains, attendu au tournant par d’autres, Prometheus est un mélange de science-fiction, de film horrifique et de philosophie. La rencontre de « Alien, le 8ème passager » et de « Mission to Mars » : moins terrifiant que le premier mais plus abouti que le second, Prometheus est, pour moi, une réussite. Tous les aspects qui ont fait de la saga Alien un succès sont présents : l’équipage isolé, le passager au comportement trouble, la claustrophobie,  la contamination aux effets dévastateurs et incontrôlables… J’aime ce genre de film à la condition sine qua non que la fin soit réussie. Pour ma part, je trouve que celle-ci l’est. En répondant à la question sur l’origine des Aliens, Ridley Scott élargit le concept. En sortant de Prometheus, j’ai envie d’oublier Alien et de me pencher sur l’origine de ces géants qui ont créé l’Humanité.

    Pour ce qui est de l’aspect esthétique, Ridley Scott n’a rien perdu de son talent : le film est magnifique, soigné et hyperréaliste. Le casting est impeccable. Je regrette juste que les personnages principaux n’aient pas été un peu plus développés. Par manque de temps sans doute.

    Je ne parlerai pas de la 3D, totalement inutile sauf pour augmenter le prix de la place de cinéma. Alors si la surtaxe-3D ne vous rebute pas, n’hésitez pas à plonger au cœur du Prometheus.