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  • The Dark Knight Rises

    Batman_3.jpgIl fallait être motivé pour braver la foule, la chaleur et l’attente en ce premier vendredi d’exploitation du très attendu Batman : The Dark Knight Rises. Le public était au rendez-vous, excité et impatient, mais l’agitation dans la salle est tombée dès les premières notes de la sublime bande originale de Hans Zimmer. Le film m’a captivé dès le début et ne m’a lâché que 2h44 plus tard.

    Christian Bale, Gary Oldman, Michael Caine et Morgan Freeman reprennent leur rôle respectif. Toujours impeccables. Tom Hardy, méconnaissable est impressionnant : aucune expression faciale possible, un regard d’acier, une voix caverneuse et un charisme incroyable. Pour moi, le meilleur « méchant » de la trilogie qui maltraite le Batman comme jamais auparavant : le super-héros se débat dans tout le film, dépassé, brisé, perdu, mais pas vaincu.

    J’étais très septique quant au personnage de Catwoman interprétée par Anne Hathaway, mais finalement, elle offre une prestation intéressante qui se fond parfaitement dans ce 3ème opus. Par contre, la performance de Marion Cotillard oscille dangereusement entre le moyen et le médiocre ; sa dernière scène a beaucoup fait rire à ses dépens dans la salle.

    Les fins connaisseurs du comics pourront sans doute trouver à redire au scénario, mais les cinéphiles, qui ne connaissant Batman que par ses adaptations, apprécieront sans doute l’histoire : simple, claire et étroitement liée à celle de Batman begins.

    Quelques répliques vous feront sans doute sourire, film Made in USA oblige, et un ou deux clichés auraient pu être évités, mais globalement ce film est une vraie réussite. Techniquement et visuellement irréprochable, il arrive largement au niveau des deux précédents volets.

  • La Sélection (Kiera Cass, 2012)

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    Trois cents ans ont passé et les Etats-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illéa, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.

    35 candidates

    1 couronne

    La compétition de leur vie

     

    America, adolescente de 16 ans se retrouve malgré elle au cœur de la Sélection, abandonnant sa vie, ses projets et son amour interdit pour découvrir la compétition et conquérir le cœur du Prince sous l’œil des caméras…

     

    On ne juge pas un livre à sa couverture. Pourtant, bien forcée de constater qu’elle joue un rôle prépondérant. Au milieu d’un étalage rempli de livres, une couverture réussie attire l’œil et multiplie de façon non négligeable les chances dudit livre de se faire remarquer.

    C’est ce qui s’est passé avec La Sélection de Kiera Cass. La couverture est sublime. Arrivée devant le rayon, j’ai automatiquement tendu la main et saisi le livre pour lire la Quatrième de couverture… et je suis repartie avec.

    Et je ne l’ai pas regretté. Le livre est prenant, bien écrit et nous faire découvrir un monde à la fois hypothétique et proche du nôtre. Un rêve de petite fille sur fond d’instabilité politique et d’inégalités sociales. Un monde où se mélangent des traditions et un système économique d’un autre temps dans un futur post-apocalyptique. Préjugés, déceptions, découvertes, amitié et méfiance, tous les ingrédients du roman initiatique pour jeune fille sont présents, avec ce petit quelque chose en plus qui rend le tout très instable et prêt à basculer à tout moment. Quelle frustration d’arriver à la fin et de découvrir (car ce n’est indiqué nulle part) qu’il va falloir attendre le tome 2 pour connaitre la suite (fin ?).

    A dévorer.

  • Festival de Beauregard 2012, par Mosquito

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    Chaque année depuis 3 ans, c’est le même rituel. Je quitte Paris pour rejoindre la Normandie et plus précisément Hérouville Saint-Clair, un petit village d’irréductibles festivaliers. Car oui, c’est bien du Festival Beauregard auquel cette chronique est dédiée aujourd’hui.

    Me voilà donc lancée à l’assaut de la musique, 3 jours durant. Je vous plante le décor : le festival se déroule dans le parc d’un magnifique château. Deux scènes se font face, séparées par les bars, les restos, les stands de merchandising. Tout est magnifiquement pensé à Beauregard. Certaines méchantes langues diront que c’est un festival de bobos parisiens mais il n’en n’est rien !

    Vendredi 6 Juillet : Acclimatation

    Après avoir passé les barrières de sécurité, les premières notes de musique résonnent dans la campagne normande. Selah Sue est déjà sur scène et le public semble au rendez-vous. Avec sa voix grave et soul, elle maitrise parfaitement son style reggae-raga. Son tube « Raggamuffin » est repris en chœur par le public. Personnellement, je ne suis pas fan mais elle a bien assuré.

    Suis Dionysos. Là encore, ce groupe n’est pas ma tasse de thé. Je « sacrifie » donc Dionysos pour me procurer mes tickets boissons, sésames indispensables pour tenir les 3 jours jusqu’au bout de la nuit. Je vois tout de même la fin de la performance scénique de Mathias Malzieu dont la fougue n’est pas une légende ! Il nous a gratifiés d’un petit slam sur leur chanson « Jedi ». J’ai peut-être raté une occasion de redécouvrir un groupe…

    Mais pas le temps de s’attarder, c’est le moment de Shaka Ponk ! J’attendais avec impatience de les voir sur scène, tant leur dernier album a tourné sur mon iPod. Et là, la déception fût aussi grande que mon impatience première. Le déluge d’effets spéciaux ne suffit pas à couvrir la médiocrité de la voix de la chanteuse. J’arrive à peine reconnaitre mes chansons favorites. Alors certes, ça bouge dans tous les sens, ils haranguent la foule mais vraiment je ne suis pas touchée. Trop c’est trop, je quitte les Shakas avant la fin du show avec un goût amer.

    Passons aux choses sérieuses : mon énergie remonte avec la venue de The Kills. Riffs de guitare avec un son saturé à souhait, leur Future Stars Slow me donne des frissons. Jamie Hince et Alison Mosshart enchainent pendant presque 1h30 leurs tubes rock (dont l’excellentissime DNA). C’est du très bon son.

    Cette première soirée s’achève pour moi sur la découverte de Superpoze, brillant remplaçant d’Hot Chip. Si vous aimez le son électro, je vous conseille d’écouter.

    Samedi 7 Juillet : Apocalypse

    Cette seconde journée de festival semble presque dédiée aux groupes français. J’attaque néanmoins ma soirée par le groupe Britannique Kaiser Chiefs… Dès la première chanson, le public, toute génération confondue, est déchainé. Tout le monde reprend en chœur le « Ruby, Ruby, Ruby, Ruby / Ahaa-ahaa-aaaa / Do ya, do ya, do ya, do ya / Ahaa-ahaa-aaaa ». Que c’est bon d’entendre de la bonne pop music. “The angry mob”, “thank you very much“, “retirement “, “every day  love you less and less“, “I predict a riot“ sont quelques uns des morceaux chantés. Les Kaiser Chief assurent le spectacle jusqu’au bout.

    Il fallait bien un déluge pour rafraîchir tant d'ardeur : des trombes d’eau se sont mises à tomber à la fin du show des Kaisers. La pause sous le parapluie s’impose. Beauregard s’est transformé sous notre regard en un énorme marécage de boue.

    Place à Jean-Louis Aubert qui, une fois n’est pas coutume, chante juste ! Ses reprises des titres mythiques de Téléphone font mouche. Le public semble conquis (et moi aussi je l’avoue). Nous avons même eu droit à un bis ! Formidable.

    Je zappe Sébastien Tellier car la pluie ne cesse de tomber sans discontinuer. Je préfère me sécher un peu à l’abri dans le stand de merchandising de fausses guitares. C’est kitsch mais drôle en fait.

    C’est autour de Gossip de faire son entrée sur la grande scène. Beth Ditto est en grande forme : elle tente de nous parler en français. Le groupe commence par leur dernier morceau « Melody Emergency ». Le virage plus pop de Gossip passe très bien en concert. Je suis ravie de retrouver ce groupe sur scène. Bien sûr, nous avons eu droit à leurs classiques : « Standing in the Way of control », « Your mangled heart » et le grand « Heavy Cross ».

    Ma seconde soirée s’achève donc sur Gossip. Je ne ferai pas honneur au régional de l’étape en la personne d’Orelsan. Impossible pour moi d’aller écouter ce personnage. Je rentre chez les copains complètement trempée et boueuse mais avec du son plein la tête.

    Dimanche 8 juillet : Apothéose

    Dernier jour de festival sous le soleil mais les bottes sont l’accessoire indispensable pour affronter le marécage normand. Pas de style mais c’est pratique !

    Le go de la soirée est donné par les deux filles des Brigittes habillées en tenue lamé-or. Beaucoup de reprises au programme, leurs déhanchés langoureux et voix suaves font le reste. Une bonne introduction en somme.

    C’est autour des écossais de Garbage d’enchainer le set. Quelques titres de leurs nouvel album mais la part belle est faite aux anciens tubes. Je replonge illico dans mon adolescence. Le groupe a bien gardé son énergie d’antan. Cependant, il me manque quelque chose d’impossible à définir réellement. Peut-être un peu trop d’assurance de la part de Shirley Manson…

    Place au second groupe écossais : Franz Ferdinand. Je lui décerne d’ores et déjà la palme d’or du meilleur set. Ils ont été incroyables, enchainant les tubes, transportant littéralement le public avec eux. Oubliée la boue, tout le monde chante et danse au son de « Take me out ». Pendant 1h30, les écossais revisitent leurs classiques, se hasardant même du côté de Jimmy Sommerville avec un étrange « I feel love ». Pour conclure le show, les quatre garçons délaissent leurs guitares et se déchainent autour de la batterie nous offrant un moment de pur rythme. Nous sommes tous conquis par l’archiduc.

    Pour conclure, Beauregard 2012 aura bien mérité sa notation AAA : Acclimatation, Apocalypse et Apothéose. Un excellent cru. Vivement 2013.