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  • 1000 forms of fear (Sia, 2014)

    sia-1000-forms-of-fear-650.jpgSia est enfin de retour avec son nouvel album 1000 forms of fear. Le single Chandelier cartonne déjà et ce n’est qu’un début. Après les succès Titanium et She wolf (falling to pieces) en association avec David Guetta, et les nombreux succès signés pour des bandes originales de film (Twilight (My Love), Hunger games (Elastic Heart), Gatsby Le Magnifique (Kill and Run), Six Feet Under (Breathe Me)…), Sia n’a pas fini de faire parler d’elle.

    Avec son style unique, mêlant à la perfection electro, pop et rock, elle nous embarque de nouveau dans son univers très particulier. Douze nouvelles chansons, incluant quelques pépites (que je vous laisse le soin d’identifier), à écouter sans modération.

    Un seul bémol tout de même : Chandelier a des airs de famille avec Diamonds, chantée par Rihanna. Normal me direz-vous, Damionds a été écrite par Sia. En revanche, Fire meet gasoline ressemble à s’y méprendre à Halo de Beyoncé sorti en 2008. J’ai d’abord  cru que Sia avait signé le tube, mais après vérification, il s’avère que ce n’est pas le cas. Plutôt troublant. Que ce dernier point ne vous rebute pas : si vous aimez Sia, vous aimerez ce nouvel album. Si vous ne la connaissez pas encore, comblez cette lacune au plus vite !

  • Festival de Beauregard, 2014, par Mosquito

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    Devant l’insistance de notre adorée Evinrude, je me dois de vous compter mon expérience au festival Beauregard saison 4. C’est ça ou je me fais rétrograder en ligue 2 des amis d’Evinrude, alors autant ne pas prendre de risque.

    Pour ceux d’entre vous qui auraient raté les épisodes précédents, il faut que je vous décrive un petit peu le décor de ce superbe festi-valse : plantées dans le parc du Château de Hérouville St-Clair, en Normandie, deux scènes se font face et accueillent quelques-uns des meilleurs groupes de pop / rock / électro du moment (voire même de veilles gloires passées) qui se succèdent pendant 3 jours. La musique était, cette année encore, placée sous forte influence anglo-saxonne comme vous allez le voir.

    Jour 1 : ‘Hey Ho ! Let’s Go’

    Ca y est, nous y sommes ! Le rituel du passage des billets et l’achat des coupons pour les boissons passé, nous nous dirigeons vers la première scène. C’est Blondie, artiste emblématique des années 80,  qui officie déjà. Alors physiquement, Blondie a pris un sacré coup de vieux et son sex-appeal a quelque peu disparu. Mais la voix et l’énergie sont toujours là et elle enchaine les tubes : Atomic, Call Me, Heart of Glass... Incroyable mais je m’aperçois que je connais 90% du registre de la Dame

     

    Après cette excellente entrée en matière, c’est au tour d’IAM de faire son entrée sur la scène n°2. Le rap ne m’ayant jamais attiré, je décide de zapper ce concert pour passer au ravitaillement. Ambiance garden-party au château : bar à huitres, tapas de la mer, bar à cidre, petits lampions qui illuminent les arbres du parc du château. Oui, ce festival est un festival cinq étoiles.

    Mais revenons aux artistes !

    Entrée de Shaka Ponk. J’étais assez curieuse de voir leur prestation scénique, car deux ans auparavant, ils m’avaient plutôt déçue. Mais cette fois, ça ne sera pas le cas : énorme show. Le public en prend plein les oreilles et les yeux : sueur, énergie, gros son et décor gigantesque sont au programme. Niveau style, le groupe mélange à souhait du métal, une sorte de reggae, du rock, de la pop, de l’électro. J’ai particulièrement apprécié la battle du gorille virtuel du groupe avec le batteur. Cependant, nous assistons plus à un énorme spectacle qu’à un concert : serait-ce un peu too much ?

    Dernier concert de la soirée pour moi : Kavinsky et son son électro. Résultat : beau jeu de lumière, set maitrisé même si j’ai eu comme l’impression d’écouter mon CD. Tout de même, mention spéciale à Nightcall qui m’a évidemment conquise.

    Jour 2 : ‘I’m singing in the rain’

    Pluie, déluge, intempéries, averses, giboulées, saucées, ondées… voilà le résumé de la journée de samedi. J’écoute la musique bien au chaud et je ne me rends pas au festival : je ne suis pas waterproof !

     Jour 3 : Last Goodbye

    Le soleil ayant enfin décidé de revenir sur la Normandie, nous nous rendons au château pour faire la clôture du festival. Nous sommes ultra-équipés : bottes, capes de pluie, gros sweats, on n’est jamais trop prudent !

    Yodélice sera notre premier concert. Maxime Nucci, chapeau vissé sur le crâne, arbre décharné en fond de scène, entame son set. Sa musique pop rock avec quelques sons blues semble conquérir le public surtout lorsque retentit le fameux ‘Sunday with the flu’. En résumé, un bon moment passé en compagnie de Yodélice.

     

    Passons à Agnès Obel. Cette programmation m’intriguait assez puisque j’imaginais plus Agnès Obel devant une petite salle intimiste qu’en festival au grand air. Finalement, cette artiste est assez magique : avec ses 3 musiciennes, la discrète Agnès Obel a su charmer le public avec sa voix délicate et sa musique mélodique. Il régnait une ambiance sereine à Beauregard après son passage. Classy Agnès !

     

    Bien qu’étant en Normandie, nous avons eu le droit à Breton. Rien à voir avec l’artiste précédente, Breton est bel et bien formaté pour les festivals. Les anglais livrent un live riche et généreux qui semble enchanter le public. Je ne suis pas déçue par ce concert. Soulignons la maitrise parfaite de la langue de Molière par le chanteur : pour des anglais, c’est presque exceptionnel…

     

    C’est maintenant au tour de Damon Albarn. En ce qui me concerne, j’attendais de voir, et cela, pour plusieurs raisons : historiquement, j’ai toujours été plus Oasis que Blur et la première écoute de l’album solo de Damon Albarn m’avait plutôt ennuyée.  

     

    Quand le chanteur se présente sur scène, on sent tout de suite que quelque chose de magique va se passer. Ce type est une véritable bête de scène, très charismatique. Accompagné de ses musiciens hors-pairs lookés comme dans les années 30, Damon Albarn déroule son live et  joue la proximité avec le public normand. Il descend même au contact de la fosse, ce qui déclenche une petite hystérie collective. Au cours du live, l’artiste alterne des moments poétiques et posés avec des moments plus pop et électriques.  Damon Albarn reprend même quelques titres de Blur ainsi que le grand Clint Eastwood de Gorillaz ! Ambiance survoltée ! Je suis conquise. A mon sens, ce concert restera le meilleur de Beauregard 2014.

     

    Enfin, les Pixies concluent le festival. Autant Damon Albarn m’a enchanté les oreilles, autant Pixies sera ma grande déception. C’est bien simple : du bruit, du bruit, du bruit. Pas un mot pour le public, des morceaux (que je reconnais à peine et parfois joués faux), envoyés sans la moindre pause (même pas le temps d’applaudir), et un Franck Black pas friendly du tout. Bref, pour les Pixies je ne suis pas emballée du tout.

     

    En conclusion, encore un très beau cru pour cette année 2014. J’attends la programmation de l’année prochaine avec une impatience non dissimulée.

  • Maléfique (Robert Stromberg)

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    J'adore quand on détourne une histoire connue. On prend des faits notoirement acceptés et on les raconte en changeant le contexte, et donc, le point de vue. Et si Maléfique, la méchante-en-chef de la Belle au bois dormant, n'était pas le mal incarné... Je ne suis pas particulièrement fan d'Angélina Jolie, mais je dois dire qu'elle m'a bluffée. Maléfique est un rôle sur mesure. Les effets spéciaux sont impressionnants et l'histoire bien ficelée. Les rôles secondaires sont assez décevants mais ils n'entachent en rien la qualité du film. J'ai été voir ce film un peu par dépit, ne trouvant rien de mieux à regarder par un dimanche ultra-pluvieux, et au final, j'ai passé un moment fort sympathique.  

     

  • Duo d'escrocs (Joel Hopkins)

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    Je ne pouvais pas passer à côté du dernier film de Emma Thompson. J'ai donc tenté Duo d'escrocs. Une comédie gentillette où les acteurs se font plaisir. Malheureusement, le scenario banal et les dialogues simplistes rendent le film fade. Beaucoup de blagues entendues, un Pierce Brosnan vieillissant qui surjoue beaucoup, et des incohérences rendent le tout juste passable. On n'est loin de la comédie britannique grinçante et enlevée. Restent Emma Thompson, lumineuse, et les décors français qui offrent un cadre très agréable. Insuffisants pour sauver le film mais suffisant pour me faire rester dans la salle jusqu'au bout.