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  • Dracula Untold (Gary Shore, 2014)

    Dracula_untold.jpgDepuis plusieurs années, la mode est au « prequel » et c’est au tour de Dracula d’être revisité. Dracula Untold prend donc le parti de nous expliquer comment et pourquoi Dracula est devenu Dracula. Ou plutôt comment le bon Prince Vlad III, malgré toutes ses qualités et sa bonne volonté est devenu le fameux « monstre » buveur de sang.

    Le scenario est plutôt bien mené, même s’il manque cruellement d’originalité. On voit rapidement où le film veut nous emmener et comment l’histoire va se terminer. L’intérêt du film réside donc ailleurs. Dans le casting, avec Luke Evans dans le premier rôle : charismatique, connu mais pas trop, il se glisse parfaitement dans la peau torturée du personnage. Charles Dance est délicieusement flippant et répugnant. Sarah Gadon, la blonde de service interchangeable ne laissera pas un souvenir impérissable, mais on a vu bien pire. En revanche, Dominic Cooper, même s’il ne démérite pas dans le rôle du sultan ottoman, est un choix curieux. Son bronzage est plutôt réussi, mais son côté mauvais garçon britannique avec sa coupe en brosse jure quelque peu dans ce contexte.

    On peut aussi noter la qualité des effets spéciaux et de la bande originale de Ramin Djawadi (le choc des titans).

    Globalement Dracula Untold est un film passable, sans plus, dont les quelques atouts sont contrebalancés par de gros défauts : pas d’innovation majeure ni de rebondissement  inattendu, et quelques incohérences, qui ajoutées à une fin décevante, gâchent un peu la fête. La dernière scène tombe comme un cheveu sur la soupe. On sent bien que le but est de créer une ouverture pour une suite éventuelle. Or cette tentative maladroite n’a pas éveillée mon intérêt, bien au contraire.

    La porte est donc grande ouverte pour la production d’un autre Dracula au cinéma dans quelques années (mois ?). A vos gousses d’ail !