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  • Interstellar (Christopher Nolan, 2014)

    interstellar.jpgInterstellar est un film à la croisée de quatre genres : l'aventure, la science fiction, le drame et le film philosophique. Si les trois premiers genres sont correctement traités, le quatrième m'a fait lourdement soupirer et ce n'est que grâce à ma parfaite éducation de lady que je n'ai pas hurlé mon exaspération dans une salle de cinéma bondée.

    Mais prenons les choses dans l'ordre.

    D'abord, le casting est bon. J'adore Mattiew McConaughey, même s'il vient d'atteindre les limites du lifting : une opération de plus et il basculera du côté obscur, comme Meg Ryan. J'adore aussi Anne Hathaway : rien à redire. Michael Caine, John Lithgow et d'autres viennent apporter leur contribution. Mention spéciale pour la jeune Mackenzie Foy (Renesmée dans Twilight) qu'on reverra très bientôt à n'en pas douter. Bref, c'est un joli casting pour une super production.

    Ensuite le sujet est à la mode. Aventure, espace, fin du monde : de quoi se faire peur et se divertir confortablement calé dans son fauteuil. Le scénario est simple et laisse la part belle à la science, à l'imagination et à l'émotion.  Un cocktail très attrayant et difficile à réaliser.

    Enfin les effets spéciaux sont corrects, sans plus (jolies tempêtes, joli trou noir), à l'exception de la pluie de sable spatiale sur le pare-brise de la navette et des lampes led qui scintillent tout partout au début de la phase délirante du film (je vais y revenir).

    Nous avons donc tous les ingrédients réunis qui justifieraient les critiques dithyrambiques et le succès commercial fulgurant. Alors pourquoi suis-je sortie de la salle déçue et passablement agacée ? Parce qu'une fois de plus, le réalisateur s'est permis de raconter n'importe quoi sous prétexte que rien ne pouvait contredire sa théorie fumeuse. Je parie que les spectateurs qui ont adoré Solaris ont aussi adoré Interstellar. Lorsque l'histoire dépasse les limites des connaissances scientifiques actuelles, les blockbusters américains retombent inexorablement dans les mêmes travers : mièvrerie et bons sentiments : "l'amour nous sauvera tous". Au secours. Christopher Nolan nous abreuve d'éléments scientifiques (théorie de la relativité, espace-temps...) pour ensuite laisser libre cours à ses délires parapsychiques. Comme si la science était une base solide pour justifier ses élucubrations !

    Le point névralgique du film, où tous les éléments s'emboitent, devrait nous éclairer et assurer la cohérence de l'histoire. Or, les explications sont confuses, incomplètes et illogiques. Le film tourne à la farce jonchée d'aberrations. Pourquoi avoir pris soin de s'appuyer à ce point sur les connaissances scientifiques pour tout envoyer balader à la fin ? Deux heures de tricotage d'une histoire complexe et bien emmenée pour finir... nulle part. J'aurais aimé que les pseudo-réponses apportées aux questions "pourquoi" et "comment" ne soient pas aussi ridicules. Pour cela il aurait fallu donner un point de vu, faire des hypothèses audacieuses et s'engager. C. Nolan a esquivé.

    Et, j'ai eu l'impression de revivre la fin de la série Lost.

    En pire.

    Affligeant.

  • Reckless, 30th anniversary deluxe edition (Bryan Adams, 2014)

    Bryan Adams 30th reckless.jpgFan que je suis, je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter un album que j'ai déjà, dans un emballage différent avec tout un tas de bonus qui peuvent, in fine, s'avérer totalement décevants. En effet, le coffret anniversaire des 30 ans de l'album Reckless vient de sortir. Ce 3ème album, qui a lancé la carrière de Bryan Adams, méritait bien un coffret spécial. Il contient le CD de l'album avec 7 chansons bonus, le CD du concert à Londres (1985), le DVD des clips de l'album (y compris le duo avec Tina Turner) et le Blue ray de l'album pour l'écouter en HD (High Quality Pure Audio).

    De plus, le coffret contient un livret (all in english) sur l'histoire de l'album, avec plein de photos, les paroles des chansons et une interview de deux acolytes de Bryan Adams : Jim Vallance et Bob Ludwig.

    Finalement, je suis agréablement surprise et je ne regrette pas mon achat. Pour une fois, les bonus sont plaisants : la lecture est assez dense, les clips fleurent bon la nostalgie et le rock des années 80, et le live est inédit. Après Tracks of my live, Bryan Adams nous livre un second cadeau de Noël avant l'heure. A savourer.

     

  • Tracks of my life (Bryan Adams, 2014)

    Bryan_Adams_Tracks_of_My_Years.jpg

    "You may be wondering who the guy is on the cover of this album. I know it looks like someone that just crawled out of the Deep Purple road crew tour bus, but I can assure you that's me and that's my hair - age 16 in North Vancouver, Canada."

    Quand j'ai vu la couverture, je me suis demandé qui était cette blonde. Puis je me suis demandé si c'était une blague. Et non, c'est juste Bryan-Barbie Adams dans sa période Beatnik (1976). Il faut assumer pour balancer une telle photo en couverture de son dernier album. Respect.

    Tracks of my life nous replonge dans les années 50 à 70 ; Bryan Adams y interprète 16 chansons, toutes classées dans le top 10 des meilleures ventes aux Etats-Unis : Bob Dylan, Ray Charles, les Beatles, Chuck Berry, Jimmy Cliff...

    Down on the corner est de loin ma chanson préférée de l'album, mais d'autres reprises valent aussi le détour. Cet album est encore un incontournable, la preuve s'il en fallait que la voix de Bryan Adams s'accorde avec tous les styles. Et je dis cela en toute objectivité bien sûr...