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  • Rebel Heart (Madonna, 2015)

    J’ai écouté le dernier album de Madonna (deluxe edition) en essayant de mettre de côté son comportement inutilement provocateur et son obstination à vouloir concurrencer les jeunettes pseudo-hardeuses de la profession (comme entre autres Miley Cyrus et Nicki Minaj pour ne pas les nommer). Autrement dit, j’ai essayé de m’en tenir à la musique.

    Première écoute très décevante, car beaucoup de morceaux sont très désagréables : agressifs, mal rythmés, sans mélodie. Bref, il faut commencer par faire du tri. Le choc de la découverte passé, je me suis vite rendue compte que tout ce qui était à jeter avait été fait en collaboration avec des artistes « à la mode ». Sans surprise Nicki Minaj nous a produit une pop bas de gamme, simpliste et vulgaire avec sa très subtile Bitch I’m Madonna. Veni vidi vici explore un autre aspect du vulgaire-qui-se-veut-sexy, en limitant la création artistique à une rythmique mélangé au rap fadasse de Nas. Enfin, pour finir dans le total graveleux, on découvre S.E.X. où Madonna, entre deux « oh my God », vous explique sur les trois notes d’une bande originale de série B comment elle va vous punir si vous ne lui donnez pas ce qu’elle veut.

    Je vous laisse le soin de découvrir Illuminati, Iconic et Best night, qui pour ma part, ont fini directement à la poubelle. Merci la Deluxe Edition !

    Reste quelques musiques sympathiques (une bonne moitié de l'album quand même) mais pas franchement originales à l’exception de deux chansons. Madonna a bien fait de choisir Ghosttown comme single pour sortir son album, car c’est effectivement une des deux chansons qui donnent envie d’être réécoutées avec Devil Pray. Malheureusement, ces deux chansons ne sortent pas du lot à cause de leur exceptionnelle qualité mais parce qu’elles contrastent avec la médiocrité du reste de l’album.

    Beaucoup de mauvaises langues répètent sans cesse que Madonna devrait assumer son âge et suivre une « carrière à la Barbra Streisand »*. N’importe quoi. Tina Turner a impressionné les foules jusqu’à plus de 70 ans. Le problème n’a rien à voir avec son âge : Madonna est en forme et sa voix aussi. Le problème, c’est qu’elle s’accroche à cette idée que pour être dans le coup elle doit se mettre au niveau des plus mauvais artistes formatés du moment sous prétexte qu’ils vendent. Rap, R&B, techno, tous les rebus du genre y passent. Depuis Hard Candy, ces productions préfabriquées et importées plombent ses albums. Rebel Heart ne fait hélas pas exception.  

    Après 30 ans de carrière, on pourrait croire que Madonna saurait différencier le bon grain de l’ivraie. Mais non, toujours pas. Mais je ne perds pas espoir.

     

    * « Elle pourrait faire une carrière à la Barbra Streisand », Daniel Ichbiah, Les Chansons de Madonna

  • Avengers : l'ère d'Ultron

    Réalisé par Joss Whedon, 2015

    Avec le SHIELD disparu, et un premier Avengers réussi, je m’attendais à une balade SF décoiffante qui nous ferait découvrir un peu plus l’univers Marvel. Malheureusement, le « méchant » choisi est totalement inintéressant. Ultron, intelligence artificielle ultime, décide que les Avengers doivent disparaitre ainsi que l’humanité. Pas effrayant pour un sous, on ne ressent à aucun moment la menace d’Ultron ni sa supériorité. Le scenario peut se résumer ainsi : trouvons et détruisons le robot. Pas de surprise ni de retournement de situation : encéphalogramme plat pendant 2h15.

    Reste le développement des histoires des super-héros, notamment celles de Romanoff et de Barton, qui donnent de l’épaisseur au film mais qui ne suffit pas à compenser le manque d’intrigue. J’ai réussi à rire deux fois, car malgré les blagues un peu faciles, certains très d’humour font mouche. Les effets spéciaux sont à la hauteur et permettent des plans intéressants voire esthétiques. Cependant il semble que le réalisateur ait tout misé sur l’action et le visuel en oubliant au passage que les spectateurs attendent aussi une histoire originale. Or, dans cet opus, on fait du sur place avec un affrontement de robots qui rappelle à bien des égards Iron Man 3 (sans doute parce qu’il a choisi de mettre Tony Stark au centre de cet Avengers). Espérons que l’histoire du prochain film sera moins décevante.

    En attendant, déposez votre cerveau à l’entrée de la salle et ouvrez grand les yeux.

    PS : la 3D n’apporte rien, comme d’habitude