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  • Mad Max : Fury Road (George Miller, 2015)

    C'est violent et répugnant. C'est inhumain et malsain. Après la scène d'ouverture, je me suis demandé si j'allais supporter tout le film. Et bien oui, et même, j'en redemande. Le scénario est simplissime, les dialogues sont peu nombreux, et pourtant, on reste scotché à l'écran pendant deux heures pour ne pas en rater une miette. La bande son est horrible : elle accompagne à merveille ce film complètement déjanté qui nous ferait presque sentir le goût du sable. Tom Hardy fait oublié Mel Gibson et Charlize Theron est impeccable. Et gros coup de cœur pour le guitariste.

    Mad Max : Fury Road ne déçoit pas ! J'attends le suivant.

    Vivement.

  • Summerset Abbey : Les héritières, T.1 (T.J. Brown)

    Quelque part entre les livres de Jane Austen et la série Downton Abbey, Summerset Abbey plonge le lecteur dans l’Angleterre du début du XXème siècle. Très bien écrit, le roman est riche et permet de suivre les trois personnages en même temps : les sœurs Buxton (Rowana et Victoria) et leur amie de toujours qu’elles considèrent comme leur sœur : Prudence. On pourrait penser que le roman s’adresse à un public plutôt jeune, mais le style d’écriture et l’esprit du roman contenteront aussi les moins jeunes. L’intrigue est bien amenée et tient le lecteur en halène jusqu’à la fin du tome. Dans ce type de roman, on connait en général assez rapidement la fin prévue pour chaque personnage. En lisant la fin du premier tome, j’ai perdu cette certitude. Je vais attaquer le deuxième tome directement car même si l’auteur a eu la bonté de révéler le secret de famille à la fin du premier volume, tout n’est pas réglé, et l’attente du lecteur reste grande : on en veut encore !

    Point important : le troisième et dernier tome sort le 27 mai 2015. Vous pouvez donc vous lancer sans craindre une attente trop longue pour connaitre le dénouement final.

  • La quête de Mary Bennet (Pamela Mingle, 2015)

    Quelle idée de choisir la moins attirante des sœurs Bennet pour être le personnage principale d’un roman ! Moralisatrice, aigrie et imbue d'elle même, Mary Bennet est la troisième des cinq sœurs Bennet de Orgueil et Préjugés. Pas aussi belle et sage que ces deux ainées, ni aussi joyeuse et désinhibée que ses deux sœurs cadettes, Mary a un avenir plutôt déprimant. Alors que trois de ses sœurs finissent mariées à la fin de Orgueil et Préjugés, Jane Austen lui prédit une vie de vieille fille, à qui reviendra la lourde tâche de s’occuper de ses parents dans leurs vieux jours.

    Il semble que Pamela Mingle se soit prise d’affection pour ce personnage et qu’elle ait décidé que Mary méritait aussi d’être heureuse. Respectant parfaitement le style imposé par le roman « régence », P. Mingle redéfinit complètement le personnage de Mary. S’il est vrai que les personnages peuvent évoluer et changer au cours d’une histoire, la transformation de Mary est beaucoup trop rapide. L’histoire commence quelques années après le mariage de Lizzie et Jane et durant ce lapse de temps Mary est passée de la parfaite idiote décrite dans Orgueil et Préjugés à une jeune femme sensée cherchant à échapper à un destin tout tracé. Difficile à croire et difficile à avaler. Heureusement, l’histoire est très travaillée. On croise beaucoup de personnages de l’œuvre originale : ils sont tels qu’on les connait et leur intervention est très enrichissante. Je suis agréablement surprise par le personnage de Kitty dont l’histoire s’inscrit parfaitement dans la lignée de Orgueil et préjugés. En fait, seul le personnage de Mary dénote dans cette suite. Cependant, une fois entré dans l’histoire, on se laisse porter sans arriver à vraiment deviner quel sera le dénouement final, ce qui assez rare dans les livres du genre pour être souligné.

    En résumé, ce livre est agréable même si le personnage central n’est pas vraiment le personnage de qu'on attend. Mais la Mary Bennet de Pamela Mingle est une belle excuse pour une jolie balade au pays de Jane Austen, avec des personnages secondaires et des intrigues très réussis. Alors pourquoi s’en priver ?

  • Charlotte Collins (Jennifer Becton, 2013)

    Pauvre Charlotte Lucas ! Tous les lecteurs de Orgueil et préjugés ont tremblé d’effroi en apprenant qu’elle épousait Mr Collins, le plus ennuyeux, pompeux et agaçant des personnages imaginés par Jane Austen. A la fin du roman, Mrs Charlotte Collins est promise à une vie tranquille avec une situation confortable, mais étouffée dans un mariage sans amour, au côté d’un homme superficiel et tout à fait insupportable.

     

    Jennifer Becton a choisi de donner une autre vie à Mrs Collins. L’imaginant veuve après sept ans de mariage, elle donne à Charlotte Collins une seconde chance. Installée avec sa jeune sœur Maria dans une petite maison mise à disposition par Lady Catherine De Bourgh, Charlotte est bien décidée à profiter de son indépendance et à garder sa sœur dans le droit chemin. Elle accepte de servir de chaperon à Maria afin de l’aider à trouver un mari et se retrouve, bien malgré elle, à fréquenter la bonne société de Westerham. Mais les choses ne se passent jamais comme prévu, et Charlotte va devoir revoir toutes ses certitudes et ses grands principes pour réussir sa nouvelle vie.

     

    Jennifer Becton a très bien réussi à connecter sa Charlotte Collins avec l’univers de Jane Austen. L’écriture est très agréable et très proche du style de Orgueil et préjugés. L’ambiance est très bien reconstituée et le personnage de Charlotte est crédible et bien développé. La seule critique que je pourrais formuler est l’absence d’humour (n’est pas J. Austen qui veut), et le manque d’originalité du dénouement. On connait la fin dès le début, cependant, tout l’intérêt des lectures de type « régence » se situe dans le cheminement de l’histoire. Et celui de Charlotte Collins est une promenade sympathique qui permet de combler pour un moment le manque laisser par les œuvres trop peu nombreuses de Jane Austen.