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  • Les Suffragettes (Sarah Gavon, 2015)

    Terroristes. Anarchistes. Hors-la-loi.

    C’est ainsi qu’étaient désignées les suffragettes en Angleterre au début du XXème siècle. Ces femmes, qui après avoir demandé poliment le droit de vote, ont dû durcir leur mouvement, entrer dans la clandestinité et subir la dure répression des autorités et de la société.

    Cette partie de l’histoire, peu évoquée et pas enseignée, est portée sur les écrans pour la première fois. Quand on pense suffragette, on voit tous l’exaltée Mme Banks de Mary Poppins. La caricature de la femme au foyer qui s’ennuie et dont le militantisme n’a pour seul but que de se divertir et de remplir les journées.

    Avec les Suffragettes, Sarah Gavron rend enfin justice à ces femmes, souvent anonymes, qui se sont battu et ont réussi, grâce à leur abnégation et à leur courage à faire valoir leurs droits. Et ceux des femmes qui ont suivi. Le film est poignant sans être mélo. Les actrices sont impeccables, les décors hyper-réalistes et le sujet étrangement actuel. Car même si le droit de vote des femmes n’est plus un sujet brulant dans nos sociétés occidentales, l’égalité homme-femme n’est toujours pas une réalité, en France mais surtout dans certaines parties du monde. Et les vieux relents d’une société bien pensante, religieuse et patriarcale se font toujours sentir dans certains milieux, avec la place de la femme bien définie et reléguée loin de l’indépendance. Ce film, même s’il m’a laissé un peu sur ma faim (j’aurais aimé savoir ce qui arrive ensuite aux personnages), a le mérite d’exister, enfin, et d’être bien fait. D’ailleurs, il devrait être montré en cours d’éducation civique au collège et/ou au lycée.

    Un film à voir et à faire connaitre, pour son sujet et pour sa qualité.

  • Coming home (Total Bummer, 2015)

     

    Un peu de rock, beaucoup de balades, Total Bummer nous fait traverser une palette de sons avec ce nouvel EP. Du rock d'abord, avec Coming home, avec une guitare lourde et triste qui électrise le morceau. Puis le piano et la guitare sèche de Djou -Rise again, avec un son doux et mélodieux, qui nous emmène quelque part entre les Rêveries (du même compositeur) et un interlude de Metallica. La balade se poursuit avec Far from home et When in the dark. Violon, xylophone, et enfin acoustique voix-guitare. On n'écoute jusqu'à la fin et on recommence depuis le début, parce que ça fait du bien aux oreilles.

     

  • Hunger Games, La révolte partie 2 (Francis Lawrence, 2015)

    C'est la fin. Et contrairement aux deux premiers livres, le troisième est beaucoup plus difficile à adapter. Déjà dans le 3ème film, le changement de rythme avait perturbé. Moins d'action, plus de non-dits. C'est difficile à faire passer à l'écran. L'histoire est respectée et Donald Sutherland est magistral comme d'habitude. Mais on a l'impression que les autres personnages ne sont que survolés. J'ai peiné à retrouver l'émotion du livre car il y a beaucoup à dire, à faire et à montrer dans un timing trop serré.

    Tout de même, la boucle est bouclée, et de façon très correcte : acteurs, effets spéciaux, tout est en place (mention spéciale pour Josh Hutcherson, qui partait de loin et qui a su donné de l'épaisseur au personnage de Peeta). Au final, l'adaptation ne déçoit pas. Et elle m'a même donné envie de relire les livres. Alors ne boudez pas ce final.

  • Spectre (Sam Mendès, 2015)

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    James Bond a régressé. Et pas qu'un peu. Comment peut-on faire un film comme Skyfall puis enchainer sur Spectre. Sans doute de la même façon qu'on peut faire un Casino Royale suivi d'un Quantum of Solace. Mais là c'est pire. Retour aux grosses ficelles, au scénario basique et sans relief, aux James Bond girls potiches et fadasses. Macho, sans humour, ni nuance, James Bond est sur pilotage automatique. Christopher Waltz essaie mais il a hérité d'un méchant pas facile. Le méchant de tous les méchants des James Bond mais sans rien pour étayer tout ce charisme. Background réduit au strict minimum, motivations inconnues, psychologie pas claire. Pas aidé je vous dis. En plus, il a fallu qu'ils aillent chercher l'insupportable Moriarty de l'excellente série Sherlock : Andrew Scott. Il se retient, il fait de son mieux pour se contenir, mais il a du mal. En même temps il ne sert pas à grand chose, alors pour se faire remarquer sans en faire des caisses, ce n'est pas évident. Il nous ont même ressorti le vilain-armoire-à-glace-incassable-qui-ne-parle-pas. Grosse régression je vous dis. Le pauvre Ralph Fiennes se récupère la daube de la tétralogie. C'est pas grave Ralphy, c'est pas ta faute, on t'M quand même. On se console un tout petit peu avec Moneypenny et Q.

    Et je ne vous parle pas de l'Organisation. La fameuse, celle qui donne son titre au film. Non, je ne vous en parle pas, parce qu'il n'y a rien à en dire. Bâclé, le dossier est clos. Circulez, y'a rien à voir. Au suivant. Trois films qu'on nous tricote une Méchante-Organisation-du-Mal au poil ! J'en peux plus moi ! J'veux des détails, du spectaculaire, du surprenant, du très très méchant avec un plan machiavélique à me faire ricaner bêtement contre mon plein gré dans mon fauteuil de ciné ! Et bien continuez à fantasmer.

    En résumé, une scène à garder (la première) et tout le reste à jeter. Des producteurs, aux acteurs, en passant par le réalisateur (le même que Skyfall), pas un corniaud ne s'est dit à un moment : "Là, on est pas au niveau les gars, faudrait relever tout ça d'un chouia, parce que ça va se voir...". Ou alors on fait péter des trucs toutes les vingt minutes. Ouai, on va faire ça.

    La bonne nouvelle, c'est que la saga James Bond semble avoir trouvé son rythme : une bon film sur deux. Donc j'irai voir le prochain car je sais déjà qu'il sera bon.

    Quoi naïve ??!!