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  • Analogue (A-ha, 2005) par Total Bummer

    A-ha - Analogue (2005) "T'écoutes quoi ? - A-ha. - A-ha ? Le boys band tout ringard qui chantait "Take on me" ? Ils sont pas morts ?" Et ben non, ils sont pas morts. 31 ans après leur tube planétaire "Take on me", le trio norvégien très largement sous-estimé est toujours en activité et est actuellement en tournée mondiale. Certes, les rides se sont creusées, les injections de Botox et les greffes capillaires sont passées par là mais ils existent encore ! Si le groupe a gardé une image de boys band auprès du grand public, il a toujours su évoluer et sortir des albums de qualité.

    J'aimerais aujourd'hui parler d'un album qui me tient à cœur et qui mérite, à mon humble avis, que vos oreilles s'y attardent un peu. "Analogue", donc. Nous sommes en 2005. Le groupe existe depuis une vingtaine d'années et s'oriente depuis le début des années 2000 vers une musique pop aux mélodies subtiles qui restent en tête dès la première écoute. Le précédent album, "Lifelines", sorti en 2003, avait été un semi-échec. Des morceaux de qualité inégale, une production compliquée (quasiment un producteur différent par morceau donc pas de ligne directrice), le groupe se devait de se refaire. Et le pari est largement tenu. Les influences sont nombreuses. "Celice" est une version moderne de "Take on me" (comme quoi on peut s'influencer soi-même !). "Keeper of the flame" a quelque chose des Beatles, "Over the treetops" fait penser à du Crosby, Stills, Nash and Young (non, pas Tania Young). La production est superbe (écouter "White dwarf" au casque, un pur moment de bonheur), les arrangements subtils, les mélodies absolument magnifiques ("Keeper of the flame", "Cosy prisons", "Birthright"), les rythmes variés (Analogue, Don't do me any favours et Celice donnent la pêche) et quelle voix ce Morten Harket... Le genre de type qu'on ne peut que détester... Beau mec, une voix en or, qui a l'âge d'être mon père mais qui pourrait passer pour mon petit frère...

    C'est vrai que l'album est plutôt triste et mélancolique et n'est donc pas spécialement le genre de disque auquel on penserait pour l'anniversaire de Tonton Gérard (qui lui est plutôt branché "Bébé Charlie" et "J'ai la quéquette qui colle"...). Mais faites l'expérience. Écoutez-le au casque, faites le vide dans votre esprit et laissez-vous faire. Un grand moment... Ils sont forts ces salauds de norvégiens...

    Mes titres préférés : - White Dwarf - Keeper of the flame - Don't do me any favours - Cosy prisons - Halfway through the tour - Fine blue line.

    Total Bummer

  • This is Acting (Sia, 2016)

    Fan inconditionnelle de Sia, j’ai eu un temps d’hésitation en voyant la pochette de son nouvel album. Autant je considère Sia comme une musicienne exceptionnelle, autant j’émets de gros doute quant à ces choix en matière d’expression artistique visuelle. Qu’il s’agisse de ses clips ou de sa nouvelle pochette d’album, à chaque fois (ou presque) je regrette d’avoir regardé.

    Heureusement, l’important, c’est sa musique. J’ai son dernier album depuis quelques semaines déjà, et j’avoue qu’il m’a été difficile de l’écouter dans le détail, car je reste scotchée sur les deux premières chansons de l’album : Bird set free et Alive. Je suis toujours épatée par sa capacité à rester fidèle à son style tout en se renouvelant. Si je devais lui trouver un défaut, je dirais que parfois, elle use et abuse peut-être un peu trop des remix (notamment dans Move your body et Sweet design). Mais cela reste anecdotique. L’album, comme les précédents, est rythmé, mélodique, et très travaillé. On sent que rien n’est laissé au hasard. Sia n’est pas une chanteuse à voix, mais son timbre unique se marie parfaitement avec son style musical : elle sait faire ressortir toute ses émotions, notamment dans Alive, où elle pousse sa voix au maximum sans complexe. Les textes, empreints de colère et de tristesse, me rappellent la fougue d’Alanis Morissette à ses débuts (la meilleure période donc). Tous les ingrédients sont réunis pour faire de cet album une nouvelle réussite. Je ne m’en lasse pas.

  • Maligne (Noémie Caillault, 2016)

    Maligne aborde un thème grave (le cancer du sein à 27 ans) sur un ton volontaire et positif. Le livre se lit vite (35 minutes) et arrive à faire sourire. Combattante et directe, Noamie Caillault nous raconte de façon drôle et touchante le parcours de cette jeune femme.

    Après avoir lu Maligne, je suis persuadée que voir la pièce doit être bien plus intéressant car certains passages doivent faire rire sur scène alors qu’ils font « seulement » sourire sur le papier. Si vous hésitez entre acheter le livre et voir la pièce, n’hésitez plus, aller voir le spectacle. Le rendu sera bien meilleur. Si vous ne pouvez pas le voir et bien le livre saura tout de même vous divertir. Une grosse demi-heure.

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  • Deadpool (Tim Miller, 2016)

    Enfin un peu de poésie dans l’art de l’adaptation Marvel. Deadpool est un film sur la vie, l’amour, la mort. Une balade bucolique sur fond de réflexion philosophique où la subtilité des dialogues n’a d’égale que la profondeur et la justesse du message habilement glissé en filigrane : « carpe diem ».

    Nan, j’déconne. C’est trash, c’est lourd, c’est corrosif et c’est fendard.

    Mélange d’action, d’humour à la truelle et d’effets spéciaux puissance X-men, Deadpool est un Marvel décomplexé qui se lâche. Peut-être un peu trop. Peut-être pas. Il n’y avait que Ryan Reynolds et son humour d’adolescent attardé pour enfiler ces collants rouge et balancer autant de vacheries et des grossièretés à la minute. J’avais besoin de me changer les idées en entrant dans la salle de cinéma, et je suis ressortie en souriant : je me suis bien marré devant ce film hyper-divertissant. En général agacée par Morena Baccarin (Homeland, V, Mentalist, Stagate SG1, Firefly), je l’ai trouvée parfaite pour le rôle de Vanessa Carlysle. Le générique de début est original, les effets spéciaux sont à la hauteur et le scenario est bien mené (même s’il reste simpliste : vengeance et bastons).

    Bref, un film qui assume son côté déjanté, vulgaire et irrévérencieux. Ça ne va pas plaire à tout le monde, c’est sûr.

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