Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Rogue One, a Star Wars story (Gareth Edwards II)

Après la semi-déception de Star Wars le réveil de la force, je m’attendais à un sous-produit Disney destiné à faire patienter le chaland en manque jusqu’au prochain volet. Que nenni. Rogue One n’est pas une parenthèse à ranger à côté du Roi Lion 3. Il s’insère parfaitement entre la Revanche des Sith et Un Nouvel Espoir. On connaît tous la fin de Rogue One, et pourtant, le film nous tient en haleine jusqu’à la dernière scène. Les acteurs principaux sont excellents : Felicity Jones (je suis fan depuis Northanger Abbey et Une Merveilleuse Histoire du Temps), Diego Luna (peu connu mais un peu quand même avec entre autres Harvey Milk et Dirty Dancing 2) et Mads Mikkelson (qu’on ne voit pas assez). Les personnages secondaires sont moyens, mais ils ne gachent pas la fête (notamment avec un Forrest Whitaker largement sous-exploité).

On peut reprocher au scénario son côté classique : la famille qui se cache dans un coin isolé, les rebelles qui se démènent, l’issu fatale où tout peut basculer, la bataille stellaire... Mais cet épisode explore aussi un aspect particulier : le monde des rebelles, jusque-là réduit à un trio mythique et à une flotte peuplée de quelques gradés connus et de pilotes anonymes. Le monde bi-polaire Empire-Rebellion de star wars se fissure et laisse transparaitre du côté des rebelles une fragmentation, une pluralité et une noirceur jusqu’alors inconnue.

Enfin, Rogue One est visuellement réussi : effets spéciaux, ambiance, esthétisme et sobriété. La continuité avec l’épisode IV finit de convaincre le spectateur de déguster cette nouvelle histoire et de savourer les quinze dernières minutes de pur plaisir.

A voir et à revoir.

Les commentaires sont fermés.