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Le monde d'Evinrude - Page 3

  • Revoir la mer (Total Bummer, 2016)

    Revoir la mer est disponible depuis le 1er juin 2016. Total Bummer proposent de nouvelles mélodies qui mettent à l’honneur un duo guitare électrique / guitare sèche aussi rock que mélodieux. Avec Revoir la mer pt 1., l’album commence comme une balade, puis se poursuit avec Ma Reine et la mélodie calme et envoutante du trio guitare sèche-piano-violoncelle. Mais chanson après chanson, on découvre une noirceur de plus en plus prononcée. Quelque part entre Metallica et Noir Désir, la guitare électrique finit par prendre le dessus. Personnellement, j’ai un gros coup de cœur pour Demain, qui résume assez bien l’ambiance ambiguë d’une musique qui cache son jeu : un rock lent, à la fois calme et bouillonnant ; prêt à exploser.

    Un album intriguant qui nécessite une écoute par instrument pour bien saisir les différentes sonorités. A mettre entre les mains de tous les amateurs de bon rock.

  • Au secours, je rentre en 6ème (Laure Lalouette, 2016)

    Un livre pour les adolescentes en devenir dans cette période de transition qu’est le passage au collège. Bien écrit et rassurant, ce 1er tome est très sympathique à lire. Les jeunes se retrouveront dans ce texte, alors que les adultes, passés de l’autre côté du miroir, verront ressurgir des souvenirs d’une autre vie. Vivement le tome suivant et j’espère, une édition papier pour ce premier roman.

    La page Facebook :

    https://www.facebook.com/Au-secours-je-rentre-en-sixième-1759995104231455/?fref=photo

     

  • Vous êtes fous d'avaler ça (Christophe Brusset, 2015)

    Je me souviens de mes cours d’économie, où on nous enseignait que la maximisation du profit allait de pair avec la maximisation de l’utilité collective. En substance, cela veut dire que plus on fait de profit, mieux se porte la société. Le problème, c’est que cette jolie théorie a oublié au passage nombre d’externalités telles que la santé du consommateur, la qualité du produit, la pollution, l’environnement, la justice sociale… et qu’en cherchant à augmenter ses marges dans un environnement hyperconcurrentiel, c’est toute la chaine de production alimentaire qui part en vrille et le consommateur qui paye le prix fort. Vous, moi, bref, toutes les personnes qui mangent.

    « Vous êtes fous d’avaler ça » est une compilation d’anecdotes d’un ancien employé de l’industrie agro-alimentaire qui vous fera définitivement passer l’envie de faire vos courses les yeux fermés. Peut-être même que ce livre vous fera passer l’envie de manger tout court. Les chapitres sont courts, bien écrits, drôles et extrêmement instructifs. J’ai beaucoup ri en lisant ce livre. Jaune. Je pense que même le plus parano des consommateurs est loin du compte quand il doute de la qualité de ce qu’il achète. Tout y passe : la viande (bien sûr), les fruits (vous mangez de la confiture en mini pot plastique quand vous descendez à l’hôtel ?), les légumes, les sauces, les épices, les escargots de Bourgogne (aussi bourguignons que moi), les préparations industrielles, les arnaques commerciales (vous aimez les promo ?), la grande distribution… Impossible de se douter que le miel origine « hors UE » bas-de-gamme vendu en supermarché dans un joli emballage et ayant passé toutes les tests légaux n’est, en fait, pas du miel du tout. Ça ressemble à du miel, ça a le goût de miel, ça à l’odeur du miel mais… Sont forts ces chinois.

    On sait tous qu’il faut manger locale, frais et bio, mais bon… C’est moins pratique, moins rapide, plus cher… Bref, on n’est pas motivé. Après la lecture de ce livre, on a juste envie de tout changer et d’aller démonter (en mode José Bové) les usines de production et les supermarchés.

    Pas convaincu ? Extrait choisi, pour toi, « con… sommateur » : les escargots de Bourgogne de Turquie.

    « J’ai senti l’usine bien avant de la voir. Dans une vaste cour bétonnée, des dizaines de tas de coquilles d’escargots vides de plus de trois mètres de hauteur s’alignaient comme d’immenses termitières. Des myriades d’insectes volants, satellisés en orbites des monticules, s’activaient dans un vrombissement continu. A la base des tas, un épais jus noir couvert de mouches se répandait en flaques aux bords séchés, craquelés, sur le sol de béton brûlant. Je respirais par le bouche pour que l’air chargé d’odeurs putrides ne passe pas par mes narines. D’un peu plus près, je remarquais que certaines coquilles contenaient encore des morceaux d’intestin d’escargots avec des asticots tout mignons, d’un joli blanc qui se tortillaient.

    Les coquilles étaient ainsi naturellement nettoyées par le soleil et les insectes. Lorsqu’il n’y avait plus de déchets solides, on passait le tout dans un bain de soude caustique, un rinçage, et direction l’usine de garnissage. Bon appétit ! » Christophe Brusset, Vous êtes fous d’avaler ça, 2015

    La bonne nouvelle, c’est que l’auteur nous donne quelques conseils pour éviter les produits trafiqués, falsifiés, voire dangereux. Personnellement, j’aimerais qu’il écrive un volume 2, pour vivre encore un peu moins bête. Et je vais offrir ce livre à mes proches, en commençant par ceux chez qui je vais manger.

  • X-MEN : APOCALYPSE (Bryan Singer, 2016)

    Après la remise à zéro des compteurs de Days of Future Past, on prend les mêmes et on continue. On revient petit à petit en territoire connu avec les personnages qui reprennent progressivement leur place dans l’univers X-men mais dans une version alternative. Ce mélange de connu et d’inconnu est habillement entremêlé et offre une palette infinie de possibilités. Mais soyons honnête, ce nouvel X-men vaut surtout pour sa réussite visuelle : plein les yeux pendant 2h25.

    X-men Apocalypse me rappelle beaucoup d’autres film SF, avec son super-méchant omnipotent, l’Egypte antique, la recherche de recrus, le parcours initiatique… et même si je n’aime pas le concept du super-méchant-imbattable-qu’on-arrive-quand-même-à-battre, celui-ci n’est pas ridicule (contrairement à Ultron dans Avengers 2, par exemple). J’ai été surprise deux fois (honte sur moi) et je me suis demandée comment tout cela allait se terminer. Pas le temps de s’ennuyer, ni l’envie de soupirer d’exaspération : je suis restée concentrée sur l’écran de bout en bout.

    Côté casting, je ne suis pas vraiment séduite par le choix de Sophie Turner/Jean ni par celui de Tye Sheridan/Scott et je m’inquiète un peu de la place de plus en plus importante (envahissante) de la très médiatique Jennifer Lawrence/Mystique. Le reste du casting est impeccable et l’avenir de la franchise radieux. A suivre…

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