Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le monde d'Evinrude - Page 4

  • X-MEN : APOCALYPSE (Bryan Singer, 2016)

    Après la remise à zéro des compteurs de Days of Future Past, on prend les mêmes et on continue. On revient petit à petit en territoire connu avec les personnages qui reprennent progressivement leur place dans l’univers X-men mais dans une version alternative. Ce mélange de connu et d’inconnu est habillement entremêlé et offre une palette infinie de possibilités. Mais soyons honnête, ce nouvel X-men vaut surtout pour sa réussite visuelle : plein les yeux pendant 2h25.

    X-men Apocalypse me rappelle beaucoup d’autres film SF, avec son super-méchant omnipotent, l’Egypte antique, la recherche de recrus, le parcours initiatique… et même si je n’aime pas le concept du super-méchant-imbattable-qu’on-arrive-quand-même-à-battre, celui-ci n’est pas ridicule (contrairement à Ultron dans Avengers 2, par exemple). J’ai été surprise deux fois (honte sur moi) et je me suis demandée comment tout cela allait se terminer. Pas le temps de s’ennuyer, ni l’envie de soupirer d’exaspération : je suis restée concentrée sur l’écran de bout en bout.

    Côté casting, je ne suis pas vraiment séduite par le choix de Sophie Turner/Jean ni par celui de Tye Sheridan/Scott et je m’inquiète un peu de la place de plus en plus importante (envahissante) de la très médiatique Jennifer Lawrence/Mystique. Le reste du casting est impeccable et l’avenir de la franchise radieux. A suivre…

    Lire la suite

  • Captain America : Civil War

    Un peu échaudée par Avengers 2, l’ère d’Ultron, je suis allée voir Captain America : Civil war partagée entre espoir et appréhension. Je suis sortie du cinéma surprise de ne pas avoir vu filer les 2h28 de film. Mais alors pas du tout. L’histoire est bien ficelée, elle redonne même une certaine épaisseur à Avengers 2.

    Ce Civil War est en fait un Avengers, avec un focus sur Captain America et Iron Man (comme d’habitude). On y découvre aussi deux nouveaux personnages, intégrés à l’équipe, mais shuuuut, je vous laisse les découvrir. L’histoire est intéressante, car contrairement aux opus précédents, il n’existe pas de délimitation nette entre le bien et le mal. On a du mal à savoir qui sont les gentils et qui sont les méchants. La guerre intestine qui sévit au sein des Avengers se nourrit des divergences de point de vue et des erreurs passées de chacun. Avec l'ajout d'un peu d’action à ce joyeux mélange des genres, on obtient un film prenant, visuellement réussi, avec de belles surprises. Vivement la suite.

  • 100 jours sans viande (Aline Perraudin, 2016)

    Voilà un livre qui tombait à pic. Après plusieurs mois de végétarisme, j’allais pouvoir confronter mon expérience avec celle d’une journaliste. Les débuts hésitants, les questionnements, les recherches, les trouvailles, les difficultés…

    Malheureusement, je n’ai rien trouvé de tout cela dans 100 jours sans viande. L’auteure explique ses motivations et balaye toutes les raisons d’arrêter de consommer de la viande avec justesse. Le livre contient beaucoup de références, il est très bien documenté. Il n’est ni lourd à lire ni pompeux. Mais voilà, il m’a énervé de bout en bout. J’ai lu beaucoup de livres sur le sujet et celui-ci est le plus démotivant.

    C’est une déchirure pour l’auteure d’arrêter la viande. C’est renoncer à ses souvenir d’enfance, à ses habitudes, à son plaisir gustatif, à ses sorties au resto ; c’est une contrainte pour son compagnon et un plongeon dans l’inconnu. L’arrêt de la viande n’a d’autre but que de soulager sa conscience. C’est un mal pour un bien : un sacrifice. Or le végétarisme c’est bien plus que ça : c’est se nourrir mieux, avec des produits seins (si on sait les choisir), simples, gustatifs… C’est réapprendre à consommer et découvrir de nouveaux ingrédients, de nouveaux plats, c’est supprimer une quantité astronomique de saloperies industrielles…

    De plus, son parcours est le parfait exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire : supprimer la viande de son alimentation du jour au lendemain sans avoir étudier la question au préalable. Elle a commencé par compenser en mangeant du poisson (en se renseignant un minimum, on comprend vite que c’est aussi nocif pour la santé, l’environnement et cause de souffrance animale), sans connaitre la base de l’alimentation végétarienne ni savoir où trouver les produits. Un gros chapitre est consacré aux substituts de viande (comme les protéines artificielles et insectes), faisant miroiter un futur hyper-flippant du point de vue alimentaire. On peut être végétarien (voire vegan) sans se nourrir d’aliments artificiels ! Bien au contraire. On sent l’auteure osciller entre tristesse culinaire et fierté d’avoir encore réussi à passer un repas sans viande. Globalement, ce livre est déprimant et pas du tout à la hauteur du sujet.

    Quand je lis le sous-titre : « pourquoi et comment arrêter la viande », je me dis que ce livre atteint son objectif sur le « pourquoi » mais passe complètement à côté du « comment ».

    Si vous êtes végétarien depuis peu, souhaitez le devenir ou simplement vous documenter sur le sujet, ne commencez surtout pas par ce témoignage.

  • Colours (Puggy, 2016)

    Puggy fait peu à peu son trou dans le paysage musical français. Concerts complets, tournée des plateaux télé, Colours, le quatrième album du groupe, bénéficie d’une bien meilleure visibilité que les albums précédents. Fidèle à son style musical, Puggy nous livre un album enjoué, rythmé, chantant et dansant. Certains titres sont très accrocheurs : Lonely Town, mélodie qui joue avec les sons électriques et les voix, This Time, chanson planante qui met parfaitement en valeur la voix du chanteur, Anything for you, qui allie solo et polyphonies…

    Puggy décline sa pop en incorporant d’autres styles et de nouveaux sons : de la soul (avec le titre Soul, ça ne s’invente pas), des changements de rythme (Fight like you’re fighting), des voix électroniques (Gods could give), et du rock à la guitare électrique (Feel so low). L’album se termine avec le feu d’artifice Territory qui reprend les jeux de rythmique, la polyphonie, et les chœurs pour accompagner le chanteur en transe.

    puggy_colours_2.jpgEnfin, pour les puristes (comme moi), la FNAC a sorti une édition spéciale, qui consiste à fournir en plus de l’album, un CD bonus contenant le titre Have it all. Pas le meilleur titre de l’album mais intéressant quand même, avec un petit côté Capitaine Flam assez déroutant et très sympathique.

    En résumé, cet album est captivant ; Puggy a su garder sa marque de fabrique tout en faisant des incursions dans d’autres domaines et en approfondissant des styles qu’il avait déjà explorés dans ses précédents albums. Colours est un album très travaillé, plein de sonorités originales et de superbes mélodies. Indispensable.