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Jeunesse

  • Cruelles (Cat Clarke)

    cruelles.jpgPartie avec sa classe pour un séjour en Ecosse, Alice King ne se doute pas que le séjour va virer au cauchemar. Voulant donner une leçon à une de leur camarade, Alice, Cass, Polly et Rae vont devoir faire face à une série d’événements qui vont changer leur vie.

    Cruelles traite d’un sujet très réaliste. L’histoire est bien amenée et nous décrit de façon intelligente comment l’effet de groupe conduit à des actes irréfléchis et irréparables. Cependant, alors que le fond est plutôt réussi, la forme laisse quelque peu à désirer : l’écriture est souvent trop enfantine ce qui gâche une bonne partie de la lecture. Et pour ma part, je trouve que la fin nous laisse sur notre faim.

    Donc en résumé, Cruelles est un livre intéressant, qui tient en halène jusqu’à la fin mais dont le ton aurait pu être un peu plus soutenu et la fin un peu plus détaillée. A lire si vous en avez l’occasion, sans plus.

  • Effacée (de Teri Terry)

    Effacee.jpgVers 2050, les criminels de moins de 16 ans sont condamnés à avoir la mémoire effacée. Ils doivent repartir de zéro, avec interdiction d'éprouver des émotions négatives : un appareil greffé sur eux est là pour le contrôler.

    Kyla, 16 ans, a ainsi été "reprogrammée" et doit tout réapprendre sous le contrôle sévère des ses parents adoptifs.

    Mais, malgré son effacement, elle fait d'étranges cauchemars et se découvre des aptitudes qu'elle ne devrait plus avoir. Comme si son passé s'obstinait à remonter à la surface...

    L'intrigue est plutôt classique : un passé effacé qui ne semble pas être ce que tout le monde veut vous faire croire, des bribes de souvenirs qui réapparaissent, des individus qui disparaissent mystérieusement sans que personne ne s'alarme... Rien de vraiment original et pourtant une fois entamé, je n'ai pas pu lâcher le livre. Bien écrite, l'intrigue se développe petit à petit. Le lecteur avance avec Kyla et découvre avec elle la société et sa nouvelle vie. Prenant et agréable à lire, Effacée est une dystopie comme je les aime.

    Gros bémol tout de même : malgré une étude soigneuse du livre lors de l'achat, rien ne laissait paraitre que ce livre est le premier tome d'une série. Croyant lire une histoire complète, je me suis quelque peu agacée en découvrant que la fin n'en était pas une. Le deuxième tome vient de sortir en anglais et l'éditeur français s'est bien gardé d'en informer le lecteur potentiel. Pas très fair-play.

  • 16 Lunes / Sublimes Créatures

    16Lunes.jpg16 Lunes (livre de Kami Garcia et Margaret Stohl, 2010)

    C’est pénible cette envie de lire un livre alors qu’on sait très bien que c’est du déjà lu. Mais on doit le lire quand même, au cas où… C’est ce qui s’est passé avec 16 Lunes. Sur mon immense pile des livres « à lire » depuis plusieurs mois, je me suis décidée à le lire en voyant l’adaptation arriver sur le grand écran.

    Pour une fois, l’auteur se place du point de vue du garçon. Ça me change, c’est plutôt agréable, mais malgré une écriture fluide, le livre traine en longueur. Difficile de rendre palpitant l’amourette de deux adolescents après avoir lu saga Twilight, la trilogie La Déclaration… Cela devient répétitif. Pas d’originalité non plus du côté du monde des Enchanteurs. Les informations sont données au compte goute, histoire de faire durer le plaisir. Quand à la fin, quel flou ! Tout est brouillon et on ne comprend pas ce qui arrive : des choses se passent qui nous dépassent. On finit donc sur sa fin en nous faisant comprendre que cet épisode est bien fini et qu’on doit repartir pour un tour avec 17 Lunes. Bof, devant ce grand fouillis, je ne suis vraiment pas motivée pour rempiler…

    sublimes_creatures.jpgSublimes Créatures (film de Richard La Gravenese, 2013)

    La curiosité a été trop forte. Je n’ai pas pu m’empêcher d'aller voir l'adaptation de 16 Lunes : Sublimes Créatures. Pour être honnête, il me restait 100 pages à lire quand j’ai vu le film. Je ne connaissais donc pas la fin de l’histoire quand j’ai l’ai vu. J’avais quand même une idée précise des personnages et de l’ambiance… Et quelle déception en découvrant l’acteur principal. J’ai failli me lever et partir dans les cinq premières minutes, et puis ma radinerie a pris le dessus : j’avais payé ma place, autant rester.

    Alden Ehrenreich (Ethan Wate) : totalement différent de ce que j’avais imaginé, totalement inconnu, totalement banal. Mais on finit pas s’y habituer. Après une bonne heure, quand même. Alice Englert (Lena Duchannes, prononcez Ducanne) passe déjà beaucoup mieux ; elle colle mieux au personnage. Vient ensuite Jeremy Irons (Macon Ravenwood) : on se demande ce qu’il fait dans ce casting. Mais si vous voulez vraiment une bonne raison pour aller voir ce film, ne cherchez plus : Emma Thompson. Je l’adore, et dans ce film, elle s’éclate et nous gratifie encore une fois de son talent. Drôle et détestable, elle sauve le film à elle seule. La grande classe, comme d’habitude.

    Les décors et les effets spéciaux sont coorects, l’ambiance sudiste bien rendue, la musique agréable. Mais le livre a quand même subit un taillage en règle pour rentrer dans le format cinématographique : scènes déplacées, ajoutées, supprimées, fin totalement changée (ouf, heureusement), bref, un lifting hollywoodien à la serpe. Le résultat est convenable, mais certains points doivent paraître obscurs pour ceux qui n’ont pas lu le livre. La deuxième heure est meilleure que la première et la fin est très réussie comparée à celle du livre.

    Au final, on retrouve la gentille romance entre deux-adolescents-que-tout-séparent-et-qui-ne-doivent/peuvent-pas-être-ensemble-car-cela-serait-catastrophique-pour-la-planète-entière… Rien d’original ni de transcendant. C’est mignon, et sans Emma Thomson, ça serait chiant. On sent l’envie d’exploiter le filon Twilight, même si les fans crient haut et fort que c’est totalement différent : ben, non, c’est pareil. Donc à voir pour les aficionados du genre. Les autres, épargnez-vous cette bévue et passez votre chemin.

  • La Sélection (Kiera Cass, 2012)

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    Trois cents ans ont passé et les Etats-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illéa, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.

    35 candidates

    1 couronne

    La compétition de leur vie

     

    America, adolescente de 16 ans se retrouve malgré elle au cœur de la Sélection, abandonnant sa vie, ses projets et son amour interdit pour découvrir la compétition et conquérir le cœur du Prince sous l’œil des caméras…

     

    On ne juge pas un livre à sa couverture. Pourtant, bien forcée de constater qu’elle joue un rôle prépondérant. Au milieu d’un étalage rempli de livres, une couverture réussie attire l’œil et multiplie de façon non négligeable les chances dudit livre de se faire remarquer.

    C’est ce qui s’est passé avec La Sélection de Kiera Cass. La couverture est sublime. Arrivée devant le rayon, j’ai automatiquement tendu la main et saisi le livre pour lire la Quatrième de couverture… et je suis repartie avec.

    Et je ne l’ai pas regretté. Le livre est prenant, bien écrit et nous faire découvrir un monde à la fois hypothétique et proche du nôtre. Un rêve de petite fille sur fond d’instabilité politique et d’inégalités sociales. Un monde où se mélangent des traditions et un système économique d’un autre temps dans un futur post-apocalyptique. Préjugés, déceptions, découvertes, amitié et méfiance, tous les ingrédients du roman initiatique pour jeune fille sont présents, avec ce petit quelque chose en plus qui rend le tout très instable et prêt à basculer à tout moment. Quelle frustration d’arriver à la fin et de découvrir (car ce n’est indiqué nulle part) qu’il va falloir attendre le tome 2 pour connaitre la suite (fin ?).

    A dévorer.