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Musique

  • Revoir la mer (Total Bummer, 2016)

    Revoir la mer est disponible depuis le 1er juin 2016. Total Bummer proposent de nouvelles mélodies qui mettent à l’honneur un duo guitare électrique / guitare sèche aussi rock que mélodieux. Avec Revoir la mer pt 1., l’album commence comme une balade, puis se poursuit avec Ma Reine et la mélodie calme et envoutante du trio guitare sèche-piano-violoncelle. Mais chanson après chanson, on découvre une noirceur de plus en plus prononcée. Quelque part entre Metallica et Noir Désir, la guitare électrique finit par prendre le dessus. Personnellement, j’ai un gros coup de cœur pour Demain, qui résume assez bien l’ambiance ambiguë d’une musique qui cache son jeu : un rock lent, à la fois calme et bouillonnant ; prêt à exploser.

    Un album intriguant qui nécessite une écoute par instrument pour bien saisir les différentes sonorités. A mettre entre les mains de tous les amateurs de bon rock.

  • Colours (Puggy, 2016)

    Puggy fait peu à peu son trou dans le paysage musical français. Concerts complets, tournée des plateaux télé, Colours, le quatrième album du groupe, bénéficie d’une bien meilleure visibilité que les albums précédents. Fidèle à son style musical, Puggy nous livre un album enjoué, rythmé, chantant et dansant. Certains titres sont très accrocheurs : Lonely Town, mélodie qui joue avec les sons électriques et les voix, This Time, chanson planante qui met parfaitement en valeur la voix du chanteur, Anything for you, qui allie solo et polyphonies…

    Puggy décline sa pop en incorporant d’autres styles et de nouveaux sons : de la soul (avec le titre Soul, ça ne s’invente pas), des changements de rythme (Fight like you’re fighting), des voix électroniques (Gods could give), et du rock à la guitare électrique (Feel so low). L’album se termine avec le feu d’artifice Territory qui reprend les jeux de rythmique, la polyphonie, et les chœurs pour accompagner le chanteur en transe.

    puggy_colours_2.jpgEnfin, pour les puristes (comme moi), la FNAC a sorti une édition spéciale, qui consiste à fournir en plus de l’album, un CD bonus contenant le titre Have it all. Pas le meilleur titre de l’album mais intéressant quand même, avec un petit côté Capitaine Flam assez déroutant et très sympathique.

    En résumé, cet album est captivant ; Puggy a su garder sa marque de fabrique tout en faisant des incursions dans d’autres domaines et en approfondissant des styles qu’il avait déjà explorés dans ses précédents albums. Colours est un album très travaillé, plein de sonorités originales et de superbes mélodies. Indispensable.

  • Ma Reine (Total Bummer, 2016)

    La première fois que j’ai entendu Ma Reine, j’ai écouté les paroles, pour découvrir la nouvelle histoire de Total Bummer. L’écoutant de nouveau, j’ai été happée doucement mais surement par la mélodie calme et envoutante du trio guitare sèche, piano et violoncelle. Une belle union acoustique qui suspend le temps et encourage à l’écouter encore.

    Avec La plus jolie fille du monde, total Bummer change complètement de style. On retrouve le rock de la guitare électrique et de la basse, quelque part entre Coming Home et Tania Young. Total Bummer pourra bientôt sortir tout un album rock qui n’aura rien à envier aux chanteurs rock (français) connus.

    Bonne continuation Total Bummer, et n’attends pas trop pour publier de nouvelles chansons !

     

    Cliquez ici pour écouter les titres sur Deezer.

     

     

  • Acoustic (John Cape & Tony Sly, 2004), par Total Bummer

    « T’écoutes quoi ?

    - « Acoustic » de Joey Cape et de Tony Sly.

    - Connais pas…

    - Vraiment ? Quelle chance ! Ecoute et savoure !

    - (râle de satisfaction intense) »

    Joey Cape et Tony Sly, respectivement chanteurs des groupes de punk californien « Lagwagon » et « No Use for a name », décident de surprendre leur petit monde en sortant en 2004 une galette de 12 titres répartis comme suit : 6 titres chacun comprenant 5 reprises de leurs chansons punk en version acoustique + un titre inédit.

    Le pari est intéressant : comment transformer en morceaux acoustiques chargés d’émotions et de mélancolie des morceaux écrits à l’origine pour être joués très vite et dégager un maximum d’énergie ? Comment démontrer que des chansons « punk » peuvent être bien plus riches et profondes que ce que l’on peut imaginer à la première écoute ?

    C’est Tony Sly qui ouvre le bal et les 6 titres se laissent écouter avec beaucoup de plaisir. C’est fluide, c’est beau, on retrouve les jolies mélodies de « No use for a name » dans des versions acoustiques finalement pas si éloignées des versions originales et le titre inédit, « Stunt double », est plutôt convaincant.

    Passons maintenant à Joey Cape… Que dire…. La claque… Alors que Tony Sly s’était plus ou moins contenté de débrancher les guitares, Joey Capé réinvente littéralement chaque titre… Démonstration de sensibilité et de subtilité musicale, arrangements épurés et toujours justes… Et cette voix qui donne toujours la petite boule au ventre… Je me souviens encore de la première fois où j’ai écouté ces morceaux et je ne m’en suis jamais remis. J’irai même plus loin en disant que le morceau « Wind in your sails », à l’origine pur titre punk à la mélodie peu évidente, est dans sa version acoustique sans doute le plus beau morceau que j’aie pu entendre jusqu’à présent… Que ce soit le texte ou la musique, c’est pour moi un modèle du genre…

    On a tous des albums qui font partie de la BO de notre vie et cet album occupe une place prépondérante dans la mienne, encore aujourd’hui. Douze ans après, l’émotion est toujours intacte et Joey Cape reste pour moi le modèle à suivre, le maître à penser. Je reviendrai sur sa carrière dans d’autres chroniques.

    Mes titres préférés : International you day, Not your savior, Wind in your sails, Violins, Twenty-seven.